Rétrospective du mois de décembre - L'éducation positive

Par | Le 02/01/2020 | Commentaires (0) | Blog sur l'art-thérapie, psychologie, psychanalyse et neurosciences

Rétrospective du mois de décembre

L'éducation positive

 

Les graines semées dans l'enfance développent de profondes racines. Stephen King

 

L'éducation positive est une approche de l'éducation qui fait appel à l'accent mis par la psychologie positive sur les forces individuelles et la motivation personnelle pour promouvoir l'apprentissage. Cela semble simple, mais c’est en réalité une pente glissante où si cette éducation est mal contrôlée peuvent aboutir à la naissance de petits monstres sur pattes…

Pourquoi ? Parce que l’on vous parlera de lâchez-prise, de non-culpabilité, d’éducation permissive… mais ne vous y trompez pas et commencez par abandonner toutes les idées reçues.

D’abord, l’éducation positive n’est pas un concept marketing, c’est une vraie démarche considérée par le Conseil de l’Europe comme l’approche la plus à même de respecter les droits de l’enfant.

Ensuite ce n’est pas une éducation permissive comme on veut nous le faire croire. Vous serez bien sûr à l’écoute des attentes de votre enfant, mais vous devrez lui donner un cadre, lui imposer des règles. Et c’est là que bien souvent, nos petits trouvent la faille : restez donc vigilants…

Et ce n’est pas non plus un concept récent. Pour la petite histoire, sachez qu’Alfred Adler (1870-1937), médecin autrichien et fondateur de la psychologie individuelle à mis en avant le respect mutuel, la coopération et l’encouragement au cœur de l’éducation.

Histoire (suite). Dans les années 1990 naît le concept de psychologie positive qui démontre scientifiquement le lien entre optimisme-encouragement-intelligence émotionnelle et performance-épanouissement de l’enfant. Ainsi les découvertes en neurosciences donnent raison à toutes ces théories.

Mais il faudra attendre 2012 avec la traduction de l’anglais des ouvrages de Béatrice Sabaté pour que l’éducation positive soit enfin accessible en français.

L'enfance est un lieu auquel on ne retourne pas, mais qu'en réalité on ne quitte jamais. Rosa Montero

 

Nous allons d’abord nous attarder sur les méfaits de l’éducation positive : vous mettre en garde d’abord afin que vous ne fassiez pas d’erreur.

Laxisme, l’enfant roi et l’adulte incapable de se défendre… Quels sont vraiment les méfaits de l’éducation positive mal gérée ?

Les psychologues qui sont contre l’éducation positive sont peu nombreux, difficile en effet d’être contre la paix, l’empathie et la bienveillance !

Nous pouvions lire par exemple dans un article du journal gratuit 20 minutes au titre racoleur : « L’éducation bienveillante, véritable avancée ou concept fumeux? », dans lequel Nicolas Marquis, professeur de sociologie à l’université Saint-Louis de Bruxelles, s’explique en disant que l’ « on considère de plus en plus l’enfant comme un adulte en devenir. Il est désormais affublé de tout un tas de besoins dont on ne se préoccupait pas trop avant. Si hier on pouvait lui imposer des décisions en scandant « parce que c’est comme ça », aujourd’hui nombre de parents co-construisent son éducation avec lui »

Développons un peu ses propos d’abord par le « « Parce que c’est comme ça ». Il est certain qu’il est plus facile de diriger une dictature qu’une démocratie ! Mais la question que nous devons nous poser est la suivante : si, en effet, un enfant obéissant est plus facile à gérer pour les parents, est-ce vraiment ce que nous voulons pour son épanouissement ?

 

L'enfance est une tige fragile qui a besoin d'appui. La Rochefoucauld-Doudeauville

 

Souhaitons-nous que nos enfants, qui apprennent de nous avant tout par imitation, se comportent de façon autoritaire en voulant imposer leur point de vue sans prendre en compte les avis et les idées de chacun ? Voulons-nous vraiment inculquer à nos enfants cette culture du rapport de force, qui fait tant de mal à notre société ? Leur apprendre le respect mutuel n’est-il pas un projet éducatif plus positif ?

L’éducation positive dont les préceptes sont encore très méconnus est souvent taxée de laxiste. Pourtant, il y a un écart entre les deux ! Il ne s’agit pas d’agréer à toutes les demandes de l’enfant, mais plutôt d’écouter ce qu’il a à nous dire pour sa décharge. Ainsi on essayera de comprendre les raisons de la discorde avec l’objectif de trouver avec son enfant des solutions pour améliorer la situation et non simplement vouloir trouver un moment de paix et de tranquillité jusqu’à la prochaine dispute…

Respecter son enfant, l’écouter, le comprendre, l’encourager, le motiver, voilà ce en quoi consiste l’éducation positive : il ne s’agit pas de le laisser décider de tout comme certains préjugés le laissent croire, ni de lui imposer les choses de façon autoritaire comme certains le préconisent.

 

Toute l'enfance se passe à oublier l'enfant qu'on était la veille. Alain

 

L’enfant roi…

Dans l’éducation positive, les limites sont importantes et doivent être respectées : il faut se montrer ferme ! Je le répète, l’éducation positive n’est pas une éducation laxiste, elle ne considère pas le bien-être des enfants comme supérieur à celui des parents, mais à égalité. C’est la raison pour laquelle on est bien loin de l’enfant-roi, qui n’hésite pas à piétiner le bien-être se des parents pour son bon-plaisir. Les enfants ne comprennent pas toujours le sens des règles, il faut donc les leur imposer, car l’éducation ne peut se faire sans autorité. Par définition un petit enfant est toujours à mille lieues de pouvoir accepter les règles qu’il vit comme un obstacle à son bon plaisir, il faut donc lui apprendre même s’il ne comprend pas tout.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille user d’agressivité. La douceur et le jeu serviront mieux les intérêts du parent. « Range ta chambre ! » peut se transformer en « Concours de rangement de chambre ! »

 

Les impressions de l'enfance s'effacent difficilement, aussi faut-il tâcher qu'elles soient bonnes. Sosthène de La Rochefoucauld-Doudeauville

 

L’éducation positive fait des enfants qui ne savent pas se défendre

Toujours selon le journal 20 minutes… « Il semblerait que les enfants élevés de cette manière aient davantage de risques d’être harcelés à l’école. Car ils n’ont pas l’habitude de se venger et ne savent pas toujours comment se défendre face à leurs agresseurs » - Isabelle Filliozat.

Nous sommes ici dans le n’importe quoi. L’objectif principal de l’éducation positive est de donner confiance en soi à nos enfants, de leur donner une image positive d’eux-mêmes, de les encourager à développer leurs forces et leurs talents. Sereins, bien dans leur peau, ils ne sont ni dociles ni agressifs. Généralement, on observe que les harceleurs s’attaquent de préférence aux plus faibles. Un enfant qui a confiance en lui, qui ne montre pas de faille de ce côté là, n’est donc pas une cible de choix. On lui apprend à réagir aux attaques, enfant éduqué dans la bienveillance aura développé un sens de l’empathie et sera capable de comprendre qu’un camarade méchant est souvent lui-même malheureux. Et cela ne fera pas de lui une mauviette, mais d’une personne ayant de l’humanité.

 

Au cours d'une enfance, des attachements s'enracinent qui ne se détachent plus. Erri de Luca

 

L’éducation positive prive nos enfants de leurs années d’insouciance

Continuons avec l’article de 20 minutes… « Selon Nicolas Marquis, si l’éducation positive bénéficie aux enfants, elle les prive aussi d’une série d’avantages : « Lorsque l’on a l’impression d’être un peu responsable de sa vie, on n’est plus enfant de la même manière. Cela prive d’une forme d’insouciance », estime-t-il.

En effet, l’éducation positive consiste à responsabiliser son enfant quand c’est possible : il est responsable de son cartable, responsable de son goûter, responsable de s’être trop ou pas assez couvert pour sortir… Ainsi, il acquiert tôt une certaine autonomie et apprend à se débrouiller. Mais cela n’est pas incompatible avec la joie de vivre ! Il me semble que nous étions beaucoup plus responsables à la fin du siècle dernier…

Se débrouiller seul est une pratique qui va le rendre fier et redorer son estime de soi.

 

L'enfance est sans regret du passé, elle profite du présent, sans craindre l'avenir. Louis-Philippe de Ségur

 

L’éducation positive insiste beaucoup sur le fait qu’un parent ne doit jamais rabaisser ou humilier son enfant. Au contraire, il doit l’encourager à s’exprimer au lieu d’être sur son dos en permanence. Et toujours dans le même article on apprend que l’éducation positive fait croire aux parents qu’ils pourront avoir un quotidien sans colère, ni crise, ni lutte : « Quand la négociation avec l’enfant ne fonctionne pas, certains parents culpabilisent et se disent que c’est de leur faute. Alors que l’éducation positive n’est pas une méthode miracle ».

La culpabilité…

Bien souvent si on n’est pas 100% parent positif, on est juste 100% nul. Mal gérée, l’éducation positive, aussi respectueuse de l’individu, aussi riche soit-elle, peut se transformer en une norme éducative plongeant les hordes de parents épuisés dans la culpabilité et le sentiment d’incompétence. Mais l’éducation positive n’est pas une éducation sans conflit. Oubliez dons le mythe du parent parfait !

Il y a mille et une façons d’être un bon parent, la bonne n’étant pas forcément de craindre de passer devant la solution miracle. Sachez vous tromper sans culpabiliser, il est normal de faire des erreurs, il vous faut donc les assumer en ayant de la compassion pour soi.

 

L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver. Forest Whitaker

 

Faire disparaître les conflits n’est pas l’objectif N°1 de l’éducation positive. Nous avons beau présenter les choses de façon respectueuse et bienveillante à notre enfant, ça n’est pas pour cela que la décision lui conviendra. S’il n’est pas d’accord, il peut l’exprimer et vouloir rentrer dans une dispute. L’écoute et le partage entrent alors en action. Il ne s’agit pas non plus de devenir des parents parfaits, toujours patients et à l’écoute. D’abord parce que c’est impossible… alors n’oubliez pas que nous voir craquer parfois, avoir du mal à gérer notre colère ou toute autre émotion, ça rassure : “En fait, c’est normal, ça arrive à tout le monde, même à ma maman !”.

Puis l’envie du meilleur pour nos enfants, la peur qu’ils n’y arrivent pas, nous pousse à les corriger au risque de les décourager. Positivez ! Apprenez à vos enfants à identifier et à utiliser leurs forces pour progresser et dépasser les difficultés du quotidien.

 

Ce que l'on apprend durant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre. Proverbe chinois

 

La mise en place d’une éducation positive : la gestion des émotions

Pour faire face à une émotion qui envahit votre enfant, vous devez l’aider à identifier et à comprendre ce qu’il vit. Nommez l’émotion et cherchez son déclencheur. Je vous propose de revoir ma vidéo sur l’intelligence émotionnelle qui vous permettra de mieux comprendre les émotions.

Vous devez également écouter votre enfant, l’erreur récurrente des parents est de trop parler, de dire ce n’est pas grave, ça arrive, de rassurer, de donner des conseils sans chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête de l’enfant. Rappelez-vous que vos peurs ne sont pas forcément les siennes il faut donc chercher ce qui a pu lui provoquer cette émotion pour y répondre le plus justement possible. Donc, questionnez-le ! En le questionnant vous lui donner également la possibilité de s’exprimer et il se sentira important à vos yeux, il sentira que son problème a de l’importance et que vous êtes là pour l’aider.

Tout comme nous, les enfants sont chargés d’émotions qu’ils n’arrivent pas à définir ou à gérer. Nous non plus, nous ne les comprenons pas parfois.

 

Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté. Charles Baudelaire

 

Le stress par exemple est difficile à prévoir et lorsqu’il est bien installé il est difficile de s’en séparer. Le site https://apprendre-reviser-memoriser.fr/wp-content/uploads/2018/11/affiche-stress-enfants-1.pdf vous propose une affiche qui permettra a votre enfant de se libérer de son stress : ce que tu peux faire quand tu es déconcentré, triste ou stressé…

Ce même site propose une autre affiche quand l’enfant est en proie à des émotions désagréables (stress, colère, tristesse, découragement, honte…).

« L’idée est de permettre aux enfants de trouver des solutions et des ressources pour vivre leurs émotions douloureuses sans les réprimer et sans se laisser déborder.

Une stratégie pour réguler les émotions est adéquate si elle permet de maîtriser ou diminuer l’impact sur le bien-être général, si cette stratégie permet aux enfants de se sentir durablement bien physiquement et psychologiquement.

L’avantage de cette affiche avec différentes stratégies de régulation émotionnelle est de permettre aux enfants de choisir la stratégie qui leur convient le mieux pour à la fois vivre leurs émotions et les réguler. Peut-être que certains auront besoin d’abord de choisir une solution d’expression (parler, écrire, dessiner..) ou de libération (crier, pleurer, sauter..) Puis, seulement ensuite, de se réconforter (penser aux qualités, penser à un endroit agréable…). Ces stratégies ne sont donc pas exclusives, mais plutôt complémentaires et certaines sont adaptées à certaines situations, à certains enfants, mais pas à d’autres.

Par ailleurs, les enfants pourront y ajouter leurs propres ressources. Il serait intéressant de leur demander ce qu’ils pourraient faire pour aller mieux (et pourquoi les faire créer leur propre affiche).

Cette affiche pourra être affichée de manière visible et consultée par celles et ceux qui en ont besoin à un moment ou un autre. » https://apprendre-reviser-memoriser.fr/affiche-bien-etre-enfants/

 

Je ne retomberai jamais en enfance, j'y suis toujours resté. Tristan Bernard

 

Notre cerveau nous parle, mais on ne comprend rien à ce qu’il nous dit. À savoir également que nous avons des neurones dans le cœur et dans le ventre.

Il existe 4 émotions principales : la colère, la tristesse, la peur et la joie.

Quand ces émotions se manifestent, cela signifie que notre cerveau nous pousse à faire quelque chose, à être actifs. Une émotion c’est notre cerveau qui nous dit « bouge ! ».

L'amygdale est une partie du cerveau essentielle au décodage des émotions, et en particulier des stimulus menaçants pour l'organisme. Elle est à l’origine des crises, car l’émotion nous submerge et nous réagissons sans réfléchir. L’émotion forte nous met en mouvement instinctivement. Plusieurs entrées sensorielles convergent vers l'amygdale pour l'informer des dangers potentiels de son environnement.

Poser des mots est une habitude à acquérir pour accueillir l’énergie de l’émotion et la transformer de façon constructive. Par exemple en recherchant ensuite le besoin, la pensée, l’évènement qui a déclenché l’émotion puis en explorant des méthodes bienveillantes pour se sentir mieux.

La première étape de cette verbalisation serait d’identifier les émotions primaires. Pas toujours facile…

Voici un petit tableau des émotions secondaires (association des émotions primaires) qui vous permettra ainsi qu’à votre enfant, d’y voir plus clair. (L’introduction du dégoût dans les émotions primaires peut vous permettre de mieux appréhender quelques sentiments :

Emotions primaires

Joie

Tristesse

Dégoût

Peur

Colère

Joie

Extase

Mélancolie

Obsession

Surprise

Férocité

Tristesse

Mélancolie

Désespoir

Dépression

Anxiété

Trahison

Dégoût

Obsession

Dépression

Mépris

Révulsion

Aversion

Peur

Surprise

Anxiété

Révulsion

Terreur

Haine

Colère

Férocité

Trahison

Aversion

Haine

Rage

Les émotions ne naissent pas forcément en temps réel, votre émotion peut ressortir bien après l’événement, cumulée à une autre émotion, qui elle, vient juste d’éclore.

 

On est de son enfance comme on est d'un pays. Antoine de Saint-Exupéry

 

Je vous propose aujourd’hui de découvrir des outils et des méthodes pour la gestion des émotions proposés par le site « papapositive.fr »

https://papapositive.fr/25-outils-et-methodes-pour-la-gestion-des-emotions-des-enfants/

Affiche bien etre enfants

L'enfance trouve son paradis dans l'instant. Elle ne demande pas du bonheur. Elle est le bonheur. Louis Pauwels

 

Le pouvoir…

Les luttes de pouvoir ne résolvent jamais rien ! Alors, comment asseoir son autorité sans en avoir l’air ?

D’abord, prévenez votre enfant de vos décisions. Au lieu de lui dire « dépêche-toi ! », dites-lui plutôt « il ne te reste que 10 minutes », puis « 5 minutes »…

Ensuite, expliquez-lui vos décisions, car les enfants d’aujourd’hui ont davantage besoin que les consignes aient du sens.

Choisissez vos batailles en lui donnant du pouvoir sur les petites choses. Laissez-le porter un vêtement préféré par exemple. Respectez son opinion et vous lui apprenez ainsi à respecter la vôtre.

Mais la chose première à faire est de bien définir les règles.

Et s’il y a conflit, acceptez que votre enfant ne soit pas toujours en accord avec vous, du moins de façon occasionnelle. C’est ainsi qu’il apprendra à devenir indépendant et à construire son autonomie.

Ne réagissez pas à chaud lorsqu’il ne coopère pas. Laissez-vous un moment pour retrouver votre calme. Je vous invite à regarder ma vidéo sur le bonhomme colère.

Surtout, appliquez les règles définies ensemble, sans prononcer un mot, avec un large sourire. Ce qui est convenu est convenu, il n’y a pas à y revenir.

 

Les choses de l'enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons. Eleanor Farjeon

 

Prenez soin de vous !

Si vous êtes épuisé, vous n’arriverez pas à gérer les conflits quotidiens. De plus, un parent heureux transmet son bonheur. Soyez donc attentif aux signaux d’alerte de votre corps et réservez-vous du temps pour prendre soin de vous.

Prendre soin de soi n’est pas égoïste, bien au contraire, ainsi vous montrerez une mine réjouie. Faites preuve de douceur et d’indulgence envers vous-même.

Entraînez-vous à la pleine conscience : le fameux lâcher-prise où vous vous concentrerez sur vos 5 sens (voir ma petite vidéo sur le lâcher-prise)

 

Sensibilité flagellée dans l'enfance mène à l'intolérance de l'âge mûr. Malcolm de Chazal

 

Ne pas répéter les choses

C’est usant de devoir dire x fois la même chose avant qu’elle ne soit potentiellement réalisée. Mais pourquoi est-ce si important de ne pas répéter ?

Déjà, par respect envers soi ! Puis pour garder votre énergie. Mais aussi par respect envers vos enfants…

Je développe : en effet, qu’est-ce qui nous vient à l’esprit quand notre chef nous répète cinq fois une instruction ? De la gratitude ou du mépris ? Pourquoi en serait-il autrement pour nos enfants ? Comment faire alors ?

Avant de lui demander de passer à table, déplacez-vous, regardez-le dans les yeux et chuchotez votre « exigence ». Vous pouvez également utiliser une communication non verbale par exemple en pointant du doigt les jouets et l’horloge.

 

La sagesse nous envoie à l'enfance. Blaise Pascal

 

Les punitions

Aucune recherche sérieuse n’a démontré l’efficacité des punitions.

Bien au contraire !

Les études soulignes à quel point les punitions peuvent être fatales à la confiance en soi de nos enfants. La punition provoque souvent ce que tout parent redoute : un manque de motivation, la perte du lien et la révolte.

Les violences éducatives (physiques, verbales ou émotionnelles) laissent une trace sur une IRM cérébrale. Certaines zones du cerveau sont alors insuffisamment développées, notamment celle permettant de réguler les émotions.

L’objectif de l’éducation positive n’est pas de supprimer la punition, mais de la rendre inutile en privilégiant, quand c’est possible des alternatives plus efficaces sur le long terme. Par exemple, lui demander de réparer son erreur…

 

L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes. Bill Watterson

 

Merci !

Les enfants souvent remerciés développent confiance en eux et fierté de contribuer par des petits gestes au bien-être d’autrui et capacité à coopérer.

Il existe de nombreuses façons d’enseigner la gratitude aux enfants. En premier lieu, soyez un modèle. Dites souvent merci à votre conjoint, comme à votre entourage : le livreur, le facteur, le voisin…bien que ce soit leur métier, ce n’est pas un dû et cette prise de conscience est indispensable à la véritable gratitude.

Dites merci à vos enfants chaque fois qu’ils vous facilitent la vie, qu’il s’agisse de services exceptionnels ou de tâche élémentaires comme mettre la table ou faire leur lit.

Vous pouvez également commencer votre journée par un petit merci, merci la vie ! C’est de la psychologie positive. Vous pouvez prendre quelques instants devant un paysage qui vous émeut et laisser cette beauté vous envahir, la gratitude vous inonder.

Le premier à reconnaître son erreur est le plus courageux, le premier à pardonner le plus fort et le premier à oublier le plus heureux – Proverbe populaire bengali

 

De même que dire merci, apprenez-lui à demander pardon. Mais pouvoir vous aussi reconnaître vos erreurs et vous en excuser est fondamental si vous souhaitez que vos enfants soient capables de reconnaître les leurs et de demander pardon. Ils apprendront ainsi une façon respectueuse et constructive de résoudre les conflits.

Les parents redoutent souvent de perdre le respect de l’enfant s’il lui demande pardon, or c’est tout le contraire qui se produit.

Aussi, quand votre enfant s’excuse, ne recevez pas son pardon comme un dû. Soulignez le courage et l’honnêteté dont il a fait preuve en s’excusant.

 

Si vous traitez un individu tel qu’il est, il restera le même. Si vous le traitez comme il pourrait être, il deviendra la personne qu’il pourrait être - Goethe.

 

Le plus difficile dans l’éducation d’un enfant est de savoir distinguer le besoin d’un caprice. Le caprice indique souvent l’impuissance des adultes à comprendre ce que vit leur enfant..

A-t-il sommeil ? A-t-il faim ? A-t-il besoin d’être encouragé ?

Est-ce que sa capacité à gérer ses émotions est suffisamment développée ou mobilisée ?

Mais avant tout un enfant a besoin sentir qu’il est important. Par exemple, ne dites pas à votre enfant que son dessin est joli, demandez-lui plutôt ce qu’il a voulu dire, ainsi vous lui donnerez de l’importance. Et lui donner de l’importance c’est aussi et avant tout prendre du temps pour lui. La qualité du temps passé avec votre enfant compte énormément.

Le jour où vous êtes pressé.e, stressé.e, peu disponible, remarquez comment les colères et les incidents se multiplient. C’est ainsi que vous croyez à des caprices lorsque votre enfant est en colère. Si nous ne pouvez lui offrir le temps nécessaire, là encore, le dialogue est salvateur : expliquez-lui sincèrement que vous n’êtes pas disponible cette semaine, mais que vous cherchez des solutions pour l’être plus à l’avenir.

 

Il y a un passage dans l'enfance où l'on devrait noter tout ce que l'on dit, car tout est sage et lumineux. Philippe Labro

 

Pour rester dans la thématique du caprice, ne prenez pas ses « caprices » comme un échec personnel. Votre éducation n’est pas remise en cause si votre enfant se roule par terre à la caisse du supermarché. Accepter qu’il n’y ait pas d’enfance sans crise et colères vous aidera à mieux les vivre. Cependant, comme j’en parlais au début du mois, la ligne entre l’éducation positive et permissive est très fine.

Alors quelles sont les solutions plutôt que de vous dire « j’ai un problème ». Et nous en revenons à la gestion des émotions. Il faut muscler son cerveau ! Un enfant doit posséder de nombreuses connexions entre son hémisphère gauche et son hémisphère droit pour être capable de gérer efficacement une grosse crise. Vous pouvez par exemple lui proposer des exercices de cross crawl www.braingym.com) et n’oubliez pas de souligner le moindre effort.

Quand un enfant vient au monde, une mère aussi vient au monde. Chaque naissance est une double naissance. Eric-Emmanuel Schmitt

 

Le jugement casse la motivation et ôte de la confiance et de l’estime de soi. « Comment peux-tu vivre dans une chambre pareille ! » Même si la question est perspicace, il vaut mieux la présenter différemment si l’on souhaite un résultat efficace. Parlez-lui de votre émotion en voyant sa chambre dans cet état « je me sens agressée à la vue de toutes ces choses non rangées » puis exprimez-lui clairement votre volonté « j’aimerais que tu ranges ta chambre s’il te plaît ». Les résultats ont plus de chance d’être au rendez-vous, car le jugement enferme l’enfant dans une case, ici, en l’occurrence, il est malpropre.

De même, plutôt que de dire « tu es méchant ! », préférez la réflexion « tes paroles sont blessantes ! », car s’il pense qu’il est méchant, il sera convaincu que sa nature même le condamne à l’échec. Cela le découragera de faire le moindre effort pour qu’il en soit autrement.

Et puis, le jugement nous empêche d’entrevoir des solutions en étant persuadés que notre façon de penser est la bonne. Ceci nous prive de précieuses options.

Aidons nos enfants à découvrir ce qui est juste pour eux, à devenir ce qu’ils sont vraiment et non pas ce que nous aimerions qu’ils soient.

 

Nos enfants sont porteurs de nos dettes, dettes dans le sens de dynamique non résolue, de ce que nous avons mal vécu et qui sont refoulées en nous. Françoise Dolto

 

Les écrans… Les écrans ont certains atouts : apprendre à faire plusieurs choses à la fois, coopérer entre joueurs, pouvoir rester concentré… Mais tout cela agit au détriment de leur capacité à prendre du recul, à s’autoréguler (gérer leur colère, leur excitation…). Beaucoup de jeux comportent des éléments misogynes, violents, racistes qui ne correspondent peut-être pas à vos valeurs.

Pour devenir adulte autonome et épanoui, vos enfants vont devoir apprendre à s’affranchir du regard des autres. Or la pratique des réseaux sociaux leur apprend qu’une chose ne vaut pas la peine si elle n’est pas « likée ». De plus, la lumière bleue des écrans bloque la sécrétion de l’hormone du sommeil.

Il convient donc de choisir les contenus et de poser des limites et de s’y tenir. S’assurer que les écrans ne remplacent pas les activités indispensables au développement de l’enfant comme le jeu libre, l’activité physique, les interactions sociales, la pratique d’un art.

Le mieux est de planifier des moments précis où l’enfant pourra utiliser les écrans, ne pas placer l’ordinateur dans la chambre, mais plutôt où il y a du passage afin de pouvoir comptabiliser le temps d’utilisation et d’échanger sur le contenu visionné.

Mais surtout, instaurez des moments sans écrans comme le jeu, la culture, l’art, l’activité physique…

 

Trop de sécurité pour le cœur de l'enfant, et sa vie d'adulte se passera à réclamer cette sécurité aux êtres - alors que les êtres ne sont que l'occasion du risque et de la liberté. Albert Camus

 

Jouez ! A l’approche de Noël, pensez aux jeux éducatifs, aux sorties spectacles, à la culture, à la pratique d’activités artistiques.

Le jeu permet à l’enfant de mettre en scène ses émotions afin de mieux les comprendre. Rejouer la dispute de la veille avec les peluches ou les poupées lui permettra de mieux la digérer.

Et puis, le jeu est créateur de liens, vos enfants se sont disputés tout à l’heure et aujourd’hui ils jouent ensemble. C’est aussi un moyen de lutter contre d’éventuelles difficultés relationnelles, vous allez l’entraîner à interagir de façon constructive avec les autres comme féliciter les joueurs qui marquent des points, serrez la main aux adversaires à la fin de la partie, savoir qu’il y a des règles, comment perdre avec le sourire…

 

Les enfants ont plus besoin de guides pour lire que pour marcher. Plutarque

 

Vous l’avez compris, l’éducation positive n’est pas dire « oui » à tout… comme elle n’est pas de vouloir éviter à tout pris la déception et la frustration des enfants. Ainsi dire “oui” à toutes les requêtes explicites (ou pas) des enfants ne leur permettrait pas de grandir sereinement car ils ont besoin d’un cadre. C’est sécurisant ! Et puis, n’oubliez pas que dans leur vie d’adulte tout ne sera pas comme un long fleuve tranquille et les habituer à la frustration c’est aussi le leur rappeler.

Le suivi de règles implique des frustrations et par conséquent une écoute émotionnelle, outil essentiel dans l’éducation positive. Dire “Je comprends que tu sois déçu” est une phrase qui reflète l’état intérieur de l’enfant sans le heurter. Il sait alors que nous avons l’intention de collaborer avec lui car nous tenons compte de ce qu’il ressent. Le lien émotionnel est présent. De son côté, il accueille sa frustration et en diminue ainsi l’intensité, ce qui active son cerveau supérieur (cortex préfrontal).

L’éducation positive n’est pas non plus l’inverse, soit, dire “non” à tout ce qui obligerait l’enfant à être dans l’attente de poussières de liberté que nous pourrions lui accorder.  Rendre un enfant entièrement dépendant de notre autorité c’est l’obliger à s’oublier et n’osera pas devenir qui il est vraiment.

 

Gardez à l’esprit que l’éducation positive ou bienveillante est un accompagnement de l’enfant sans violence.

 

Pas de menace, de punition, de tapes, d’humiliation, de chantage… et si l’enfant commet une “erreur” (selon nos critères) : si nous le punissons pour cette erreur, il prendra conscience qu’il peut commettre des erreurs en se camouflant de mieux en mieux ou en mentant, accusant les autres,… Le but est de ne pas être vu… Préférez donc de permettre à l’enfant de réparer son erreur en lui signalant que vous êtes mécontents, il apprendra à cultiver ses compétences et à considérer, via l’empathie, les conséquences de ses actes.

 

L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée. André Laurendeau

 

Le compliment… Trop de compliment, tue le compliment ! Lorsque votre enfant sera grand, il ne comprendra pas pourquoi on ne le trouve pas le meilleur…

Voici donc 9 manières de complimenter les enfants (sans les juger, les évaluer ni les comparer ou les classer) :

1. La marque d’attention semi-verbale

Parfois, une simple marque d’attention économe en paroles peut passer le message à l’enfant que nous nous intéressons à lui et ses actes.

Par exemple, ne lui dites pas que son dessin est beau, mais demandez lui plutôt de vous en parler. Ainsi vous lui montrerez de l’importance.

2. Souligner le processus

Quand les encouragements portent sur le processus, l’enfant est encouragé à poursuivre son projet. L’acte de création est valorisé plutôt que le résultat.

Cela peut passer par ce type de phrase : “ça avance bien” ou “c’est difficile et tu t’accroches”.

3. Être précis

Les jeunes enfants apprennent principalement par l’action. Quand des adultes formulent un compliment qui porte sur une action spécifique, ils aident les enfants à s’orienter.

Par exemple : “Merci d’avoir rangé les cahiers du jour dans vos casiers sans que je ne vous le demande”.

 

Qui garde son âme d'enfant ne vieillit jamais. Abraham Sutzkever

 

4. Souligner le timing

Le fait de féliciter les enfants quand ils ont choisi le bon moment pour faire quelque chose aide à renforcer les liens entre les différents membres de la famille.

Cela peut passer par des phrases du type “C’était vraiment le bon moment pour aider ton camarade. Cette affiche était beaucoup trop haute pour lui, il n’aurait pas pu l’atteindre” ou, à l’inverse, “C’était vraiment le bon moment hier pour aider A. à finir son problème de maths. Mais, aujourd’hui, il t’a dit qu’il ne voulait pas de ton aide et qu’il veut essayer tout seul. C’est pour cela qu’il t’a rejeté.”

5. Souligner la difficulté ou l’erreur

Le simple fait de remarquer que l’enfant a travaillé fort sur quelque chose de difficile est l’une des meilleures manières de valoriser ses efforts.

Cela encourage la persévérance et indique à l’enfant que la difficulté et les erreurs font partie intégrante du processus d’apprentissage.

“Cette leçon de français t’a posé de nombreuses difficultés : j’ai vu que tu as demande de l’aide et que tu as vraiment essayé de faire de ton mieux”.

6. Dire ce qu’on voit

Décrire ce qu’on voit comme une caméra qui enregistrerait la scène évite les jugements (bons ou mauvais). Cela donne l’occasion à l’enfant de décrire avec fierté comment il en est arrivé là et de formuler en lui-même la conclusion “je suis doué”, “j’ai bien réussi”.

Une observation du type “Tu as mis tes chaussures tout seul ” ou “je vois des bulles jaunes et des traits rouges sur ta feuille” ouvre la porte à un échange fructueux.

 

On voit ses enfants grandir, mais on ne les voit jamais vieillir. C'est ainsi. Carole Martinez 

 

7. Poser une question en lien avec la production de l’enfant

Des questions telles que “Qu’est-ce qui était le plus difficile à dessiner ?” ou bien “Comment as-tu fait pour imaginer des pieds comme ceux-là ?” ouvrent une fenêtre sur le monde de l’enfant. Nous devenons les témoins de leur créativité et de leur tâtonnement.

La relation se fait bel et bien dans un dialogue, pas dans un monologue.

8. Reconnaître la frustration tout en rappelant les succès passés

Rappeler ses succès passés à l’enfant lui signale qu’on comprend sa frustration quand il ne réussit pas et qu’on a toute confiance en son intelligence, ses capacités.

Mieux vaut dire “C’est vrai, tu es déçu et triste. C’est difficile et décourageant d’avoir une note qui n’est pas à la hauteur du travail fourni. Là, maintenant, tu n’es pas content de ta note. Et je t’ai souvent vu avoir des idées pour t’en sortir et remonter ta moyenne” que de donner des conseils : nos suggestions et conseils risquent non seulement d’être rejetés mais ils donnent également à l’enfant l’impression qu’il n’est pas à la hauteur, qu’on ne le croit pas capable de s’en sortir seul, qu’il est vraiment nul (concernant non seulement sa croyance mais accroissant aussi son impression de solitude car personne ne comprend ce qu’il ressent).

9. Ralentir et être simplement physiquement présent

Une présence calme et silencieuse peut suffire à encourager les enfants en leur assurant que nous nous soucions suffisamment d’eux pour leur accorder du temps et de l’attention.

Il est par exemple possible de ralentir et de faire une pause quand nous passons à côté d’un enfant en train de peindre. Un simple sourire ou quelques minutes passées à regarder l’enfant peuvent être aussi (voire plus) puissant que des paroles.

Il est également possible de s’asseoir à côté d’un enfant absorbé dans une activité, de prendre un travail ou une occupation (coudre, lire, équeuter des haricots…) et se contenter d’être avec l’enfant.

Source : L’autorité bienveillante : rassurer et soutenir l’enfant du tout-petit à l’adolescent de Kim John Payne (éditions Aethera). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

 

Comme nous sommes prétentieux avec nos enfants... nous leur donnons la vie... et nous voulons faire mieux, comme si c'était possible ! Sacha Guitry

 

L’art-thérapie, la solution pour aider les enfants en difficulté…

Pour aider les enfants en difficulté à se remettre sur la bonne voie, rien de mieux que l’art-thérapie en milieu scolaire, d’après une étude réalisée au Royaume-Uni et publiée par la revue The Art in Psychotherapy.

Les chercheurs britanniques de l’université d’Oxford se sont penchés sur un programme baptisé The Art Room, mis en place depuis 2002 dans neuf établissements et dont près de 10 000 enfants âgés de 5 à 16 ans ont bénéficié.

D’après les conclusions de l’étude, rapportée par l'agence Reuters, ces enfants en sont ressortis avec une diminution du taux de dépressions et des problèmes de comportement, et une augmentation de la confiance en soi. En 10 semaines, le programme d’art thérapie fournit un environnement chaleureux et créatif afin que les enfants puissent apprendre et atteindre un but en utilisant l’art. "Ce programme fonctionne bien avec les enfants ou jeunes adolescents qui vivent de réelles difficultés et sont à risque d’exclusion du système scolaire", indique Melissa Cortina, psychologue dans un des centres basés à Oxford, en Angleterre.  

Les scientifiques ont analysé les données récoltées lors d’un questionnaire rempli par 169 des participants au programme et par leur enseignant. Ils ont observé une réduction globale des difficultés de 37%, une réduction des problèmes émotionnels de 41%, une réduction de l’hyperactivité de 33% et une amélioration du comportement social de 24%. Alors que 22% des étudiants ayant participé au programme étaient dépressifs, seuls 4% l’étaient après leur passage dans The Art Room.

Si ce programme n’est pas facile à reproduire à la maison, car il nécessite une structure et un instructeur qualifié, il est possible d’en adopter certaines techniques afin de créer un environnement positif et créatif pour l’enfant.

 

 

Si nos enfants doivent être libres, ils doivent l'être de nous-mêmes également, de nos croyances limitatives, des habitudes et des goûts que nous avons acquis. Marylin Ferguson

 

Un super site : papapositive.fr - Abonnez-vous, je vous le conseille, vous y trouverez chaque jour un petit article sur l’éducation des enfants et de très nombreux visuels pour vous aider dans cette tâche difficile qu’est : être parent !

Voici un petit cadeau : un petit visuel qui vous aidera à remplacer la punition par la réparation…

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Le monde est un terrain de jeu, tous les enfants savent ça, mais on fini par l’oublier en grandissant. Film « Yes Man »

 

Après « papapositive.fr », je vous joins le lien d’un autre site intéressant : positiv.fr

Ci-dessous, je vous présente les étiquettes qui enferment l'enfant dans une vision de lui-même

Et si les jugements définitifs laissaient la place à une autre manière de décrire un enfant ? C'est ce que nous suggèrent les dessins de Bougribouillons.

Etiquettes enfants bougribouillon 1

 

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Un an pour prendre soin de vous

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