Rétrospective de novembre 2019 - L'affirmation de soi

Par | Le 30/11/2019 | Commentaires (0) | Blog sur l'art-thérapie, psychologie, psychanalyse et neurosciences

Rétrospective de novembre 2019 - L'affirmation de soi

Novembre : l'affirmation de soi

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Kim Mc Millen

« L’estime de soi dépend de la façon dont on prend soin de soi. » Julia Cameron et Mark Bryan

 

L’estime de soi

Que se cache-t-il derrière ces trois mots : estime de soi ?

Selon Wikipédia, l’estime de soi est, en psychologie, un terme désignant le jugement ou l'évaluation faite d'un individu en rapport à sa propre valeur. Mais ceci reste bien flou. La non-estime de soi est souvent le résultat d’expériences négatives qui défavorisent le regard porté sur soi-même. On peut en être victime très jeune, lors des périodes scolaires, une attitude parentale néfaste, l’éducation, et à l'adolescence, l'opinion sur l'estime de soi et le regard sur soi deviennent plus importants. Mais d’autres paramètres sont aussi à prendre en considération comme l’environnent, la personnalité, les capacités physiques et intellectuelles, etc.

Une faible estime de soi pourra entraîner un mal-être et des difficultés dans les relations avec les autres personnes. Elle sera également un facteur de risque pour le développement de troubles psychologiques. Les personnes qui ont une faible estime d'elles-mêmes ne se trouvent jamais assez bien,  jamais à la hauteur et en souffrent terriblement.

Travailler sur son estime de soi éviterait de développer des troubles tels que la dépression et certains troubles anxieux.

Et sans estime de soi, pas de confiance en soi possible et encore moins d’affirmation de soi.


« L’estime de soi-même est une des premières conditions du bonheur. » Charles Pinot Duclos

Le sentiment de valeur se construit au fil des expériences vécues, aussi bien corporelles que psychiques et bien sûr relationnelles, notamment dans l’enfance.

- Une éducation trop permissive ou au contraire trop stricte, la surprotection des parents, la peur d’échouer ou de mal faire sont autant de facteurs qui peuvent altérer la confiance en soi. Des parents dépréciateurs ou eux-mêmes dans une forme d’autoflagellation permanente, et voilà  l’enfant en manque de sécurité, incapable de construire un sentiment d’identité solide.

- La peur de se mettre en valeur

- Des blessures narcissiques : un évènement des plus anodins peut amener un individu à arrêter de croire en lui. Une petite remarque désobligeante, un simple commentaire, une blague banale prise au premier degré…

- Le sentiment d’être incompris(e),

- Un état d’esprit négatif ou un tempérament pessimiste forgé par un jugement à la fois subjectif et objectif influencé par les expériences, les capacités physiques et intellectuelles.

- Manque d’intelligence émotionnelle.

- Échecs et revers

30 novembre

« Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement. » Eleanor Roosevelt

 

Voici quelques indications qui peuvent montrer que vous avez un manque d’estime de soi.

  • Tenter d’exister en étant plain
  • Se sentir inférieur aux autres
  • Se sentir incapable d’accomplir quelque chose se dévalorise beaucoup
  • Chercher à être rassuré
  • Se dévaloriser sans cesse,  avoir une autocritique importante, en créant ainsi un état habituel d’insatisfaction de soi.
  • se faire des reproches,
  • aimer être pris en charge, Indécision chronique.
  • à des difficultés à régler les problèmes, souvent à la suite d'une peur exagérée de faire une erreur.
  • ne s’octroie pas le fait de se faire plaisir en estimant qu’on ne le mérite pas ou que cela ne sert à rien.
  • Hypersensibilité aux critiques ; un individu ayant une estime de soi basse se sent facilement attaqué et éprouve de façon permanente des ressentiments face aux critiques.
  • Le perfectionnisme, qui conduit à vouloir faire quelque chose parfaitement ou sans erreur, au risque notamment de causer une frustration.
  • Culpabilité, qui mène à des ruminations des erreurs faites dans le passé
  • Irritabilité, ou constamment sur la défensive même sans raison apparente
  • Envier continuellement les autres

Bref, on ne s’aime pas vraiment comme on est, mais on ne sait pas comment faire pour y remédier. Toutes les tentatives ont été vaines, le pessimisme nous assaille et l’on a un point de vue négatif généralisé ?

 

On est plus riche de l’estime de soi-même que des louanges de toute la terre. Edme de La Taille de Gaubertin

 

Alors, comment faire pour retrouver de l’estime de soi ?

Déjà, retrouver de l’optimisme ! La pensée positive aide énormément à retrouver une bonne estime de soi.

Avoir une pensée positive aide à lutter contre le stress. Mais vous pouvez déjà, pour commencer, faire des exercices de respiration ou du yoga. Mais préférez la respiration abdominale, car elle est plus efficace à court terme. Inspirer puis expirer profondément peut suffire à prendre très rapidement de la distance vis-à-vis d’une situation stressante.

Exercices de respiration

Ø       Une main sur le ventre et une au-dessus de la poitrine

Ø       Fermer les yeux et se concentrer sur les mouvements de son corps, comment est notre cage thoracique lorsque l’on respire, notre visage est-il tendu…

Ø       Dès que les pensées reviennent sur ce qui stresse, se focaliser sur ses mains.

Ø       Inspirer par le nez pendant 5 secondes en gonflant le ventre.

Ø       Bloquer l’air pendant 3 secondes.

Ø       Expirer par la bouche pendant 5 secondes.

Ø       Répéter l’exercice (au début puis plus ensuite) 5 fois de suite.

Ø       À faire si possible tous les jours et un minimum de 3 fois par semaine.

 

Si nous faisions tout ce dont nous sommes capables, nous nous surprendrions vraiment. Thomas Edison

 

La marche est aussi un excellent remède en pratiquant une marche consciente, durant quinze à trente minutes. L’idéal est de marcher à l’extérieur. Je vous ai parlé la semaine dernière de la sylvothérapie et de la sérénité que peuvent nous apporter les arbres. Qu’il est bon de contempler un arbre, d’admirer l’harmonie qui se dégage du végétal, depuis la grosseur des racines jusqu’à la forme de la frondaison.

Marcher dans la nature libère des endorphines qui participent au bien-être. Ceci oblige notre esprit à arrêter de fonctionner en boucle, à aller de l’avant, et à regarder devant soi. La marche nous aide à remettre en ordre ce que l’on a vécu, à réorganiser nos pensées. Elle nous permet de réfléchir plus sereinement loin des tensions.

Lorsque vous marchez, il est important de faire attention à ses 5 sens, car c’est comme cela que vous serez dans l’ici et maintenant et que vous lâcherez prise. Observer un arbre, le caresser, le sentir, écouter les feuilles dans le vent et pensez que vous êtes comme cet arbre, son essence est digne de respect avant toute autre considération.

Octroyez-vous des moments bien à vous où vous vous sentirez bien, prenez conscience de vous et dîtes-vous bien que vous aussi méritez ces petits bonheurs. Se faire plaisir est l’essence même de l’estime de soi.

 

Être toi-même dans un monde qui essaie constamment de te faire autre chose est le plus grand accomplissement. Ralph Waldo Emerson

 

On ne dirait pas à un ami : « tu es nul ! » alors pourquoi se le dire à soi-même ?

Un manque d’estime de soi se reconnaît par une dévalorisation de soi. On se sent nul, incapable, incompétent, jamais à la hauteur. 

On est hyponarcissique. On ne cesse de verbaliser à qui veut l’écouter tous ses ressentis, on a besoin de dire tout haut que l’on est plus bas que terre.

Un manque d’estime de soi peut également être un prétexte pour se déresponsabiliser, éviter certaines situations ou tâches « pourquoi s’y atteler puisque nous sommes mauvais et nous restons en position de victime. Ce positionnement devient alors un mécanisme de défense.

Se plaindre est également une façon d’exister, mieux vaut être reconnu en tant que nul plutôt qu’en tant que rien. Tout sauf l’indifférence.

 

L’estime de soi vient en étant capable de définir le monde dans vos propres termes et en refusant de se conformer aux jugements des autres. Oprah Winfrey

 

L’estime de soi dépend non seulement de la perception que les individus ont de leurs réussites et de leurs échecs, mais également de leurs objectifs de réussite.

Au contraire lorsque les ambitions fixées dépassent les capacités cela conduira la personne à s’estimer négativement surtout si elle y attachait beaucoup d’importance.

C’est en connaissant bien ses capacités et en se fixant des objectifs réalisables que nous mettons toutes nos chances de notre côté. Il faut que vos objectifs soient atteignables pour ne pas perdre confiance en vous et ambitieux pour nourrir votre estime de vous et réalistes.

L’estime de soi dépend non seulement de la perception que les individus ont de leurs réussites et de leurs échecs, mais également de leurs objectifs de réussite.

Avoir des objectifs ambitieux, mais à sa portée. Lorsqu’une personne dépasse ou atteint les objectifs qu’elle s’est fixés, par exemple la réussite d’un examen après avoir beaucoup travaillé, son estime d’elle-même sera renforcée, d’autant plus si l’objectif était un peu ambitieux.

 

“La poursuite des perfectionnements exclut la recherche de la perfection. Perfectionner s'oppose à parfaire.” Paul Valéry

 

LE PERFECTIONNISME : QUAND LE MIEUX DEVIENT L’ENNEMI DU BIEN

Vouloir trop bien faire

Au-delà du manque de maîtrise d'une situation, un problème de fond explique souvent les habitudes de procrastination : une faible estime de soi et son corollaire, le perfectionnisme. Vouloir en permanence faire les choses de manière parfaite, pour se prouver sa propre valeur dont on doute en réalité, crée rapidement un cercle vicieux : placer la barre trop haut conduit fatalement à ne pas l'atteindre, ce qui finit par altérer encore plus l'image que l'on a de soi-même (« Je n'arrive jamais à rien », « C'est bien la preuve que je ne vaux rien »…). Cette course à la perfection empêche d'agir, et elle peut même directement fabriquer de la procrastination : plutôt que de se confronter à un possible échec, on préfère, même sans vraiment s'en rendre compte, ne pas essayer du tout.

Par exemple, chez les étudiants, la recherche effrénée de la perfection est lourde de conséquences. Nous observons couramment une baisse de rendement chez ces perfectionnistes, certains en arrivent même à abandonner leurs études. Des troubles de santé font fréquemment leur apparition. Les perfectionnistes présentent souvent des symptômes dépressifs: plus rien ne les satisfait, ils ou elles se retirent et ne sont plus intéressés à rencontrer des gens. Leurs objectifs n’étant jamais atteints, parce que trop élevés, ils ou elles n’arrivent pas à développer leur confiance en soi.

 

L’estime de soi ne naît pas de ce que l’on est le meilleur, mais de la valeur que l’on accorde à l’effort déployé en vue de faire du mieux que l’on peut. Beth Wilson Saavedra

 

Quelques petites astuces pour retrouver de l’estime de soi :

Être bienveillant avec soi même

Ø       Chaque jour, faites-vous des compliments et faites preuve de patience à votre égard.

Ø       Notez tout ce que vous avez réussi à faire, même de toutes petites choses, surtout les petites choses.

Ø       Notez chaque jour un moment que vous avez apprécié dans votre journée. Même un petit moment, un petit bonheur : prendre le thé dans votre nouveau mug, regarder les oiseaux dans le ciel…

Ø       Ouvrez-vous au monde extérieur et prenez conscience que vous faites partie intégrante de ce monde.

Se sentir mieux chez soi

Trouver une belle faïence pour votre mug à thé et le déposer sur un joli plateau, le décorer de pierres ou d’une belle cuillère ou d’une belle cuillère à thé

Votre chambre doit être un lieu de calme et de tranquillité. Il y a trois règles à respecter :

Faire son lit tous les matins

Investir dans des boîtes de rangement pour que rien ne traîne

Ne jamais sortir un vêtement autrement que plié.

Qu’est-ce que vous aimez faire ?

Ø       Cuisiner.

Ø       Lire.

Ø       Marcher…

Pratiquez une activité que vous aimez faire

 

« À partir du moment où vous croyez en vous, vous saurez comment vivre. » – Johann Wolfgang von Goethe

 

Si nous passions maintenant à la confiance en soi. Rappelez-vous, pas de confiance en soi sans d’abord avoir de l’estime de soi.

Donc, dans un premier temps, une personne qui a confiance en soi est une personne qui a de l’estime de soi et se voit avec bienveillance.

Mais c’est également une personne qui connaît ses forces et faiblesses, nos succès dépendent en grande partie de qui nous sommes et de ce en quoi en croit. Pour aller loin, mieux se connaître permet d’affirmer ses choix en ne laissant aucune place au doute.

Connaître ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts permet d’en tirer le meilleur parti et de mieux s’affirmer. C’est la première étape vers un gain de confiance en soi. Ainsi l’on est en mesure de mettre en avant ses atouts dans toutes les situations du quotidien. En déterminant les points faibles, on peut travailler à les améliorer. Reconnaître ses atouts et ses faiblesses pour se mettre en valeur.

Pour avoir confiance en soi il faut se comparer de façon positive. Lorsque l'on parle de complexe d'infériorité, on ne fait pas référence à la simple jalousie passagère. Ce sentiment de se sentir perpétuellement moins bien, moins beau, moins intelligent rend la vie infernale. On peut s'en sortir. 

Les personnes sont souvent victimes de pressions qu'elles se mettent elles-mêmes pour atteindre un objectif. Ceci ne fait que renforcer ce déséquilibre et leur croyance. Car il s'agit parfois de véritables lacunes, de manques (cultures, aisance sociale), mais aussi d'idées fausses, notamment sur tout ce qui touche l'aspect physique. On peut souffrir d'un aspect de sa personnalité, ou de son être de manière globale.

On se trouve dans une vision très négative de soi et donc un manque d’estime de soi.

En fait, les causes du complexe d’infériorité viennent tout simplement du fait qu’une personne nécessite constamment l’approbation d’une entité qui lui est chère. Cette « entité » peut être la famille, les collègues, la hiérarchie… bref, des personnes qui comptent pour la victime. Accordant trop de valeur au jugement des autres, elle ne se comportera plus comme elle le voudrait. En effet, il arrive que ceux qui souffrent du besoin de reconnaissance fassent des pensées de leur entourage leurs priorités. De fait, ces personnes n’agissent plus selon leur réelle volonté, mais en conséquence de ce qu’elles pensent que les autres pensent.

 

« Qui regarde à l’extérieur, rêve; Qui regarde à l’intérieur, s’éveille. » – Carl Gustav Jung

 

Le thème du mois étant l’affirmation de soi, on arrive doucement à cet état.

Sortir de sa zone de confort, avoir des difficultés à prendre des initiatives et à faire des choix pour soi, c’est en effet, lorsque l’on a des difficultés à croire en soi, que l’on a tendance à laisser passer toutes les opportunités qui se présentent à nous. Pour la simple et unique raison qu’on a peur de prendre des risques et de sortir de notre zone de confort. On se contente alors du peu que l’on a et on n’aspire pas à mieux. D’ailleurs, ce manque d’entrain face aux challenges est ce qui différencie le plus une personne charismatique bourrée de confiance de celle qui ne l’est pas.

Pour prendre davantage confiance en vous, vous devez sortir de votre zone de confort, relevez de nouveaux défis, abordez de nouvelles personnes, pratiquez des activités différentes.

N’oubliez pas que rien n’est jamais sûr. Avoir confiance en soi c’est savoir qu’il y a aura des obstacles, des échecs et des imprévus, mais qu’on y arrivera quand même. Peu importe ce que la vie vous réserve, restez optimistes. La route vers le succès est parsemée d’échecs il vous faut apprendre de vos échecs. Un échec est une leçon de laquelle il faut ressortir grandis. Un enfant tombe souvent avant de savoir marcher : ne l’oubliez jamais.

 

Nous sommes le produit de nos erreurs mais, pour ménager notre égo, nous appelons ça l'expérience. Alain Leblay

 

Mettre son ego de côté et accepter de ne pas être bon… Vous n’êtes pas parfait, et avez vous besoin de l’être ? Non, alors lâchez prise sur cette idée d’être parfait. Ça vous libérera d’un poids immense.

Sachez également recevoir des compliments. Chaque jour vous accomplissez une foule de tâches qui peuvent solliciter des compliments, apprenez à recevoir des commentaires positifs et à les apprécier, ainsi vous réhausserez votre estime personnelle. Si vous n’y parvenez pas, prenez les compliments comme des encouragements sur lesquels vous pouvez vous baser pour connaître vos principales forces.

 

Ne laissez jamais le regard des autres transpercer vos rêves, et vous empêcher de faire ce que vous aimez. Adrien Verschaere

 

La peur du regard de l’autre et ne pas impliquer son corps dans l’action. Vous n’êtes pas responsable de ce que pensent les autres : ce qu’ils pensent n’engage qu’eux.

La vie n’est pas Instagram : ça n’est pas parce qu’une norme est adoptée par tout le monde que vous devez vous y plier. Surtout si celle-ci ne correspond pas à vos valeurs et à votre personnalité.

Vous ne pouvez pas savoir ce que les autres pensent de vous. Pourtant vous êtes persuadé qu’on vous juge. C’est tout simplement parce que vous transposez sur les autres votre propre système de valeurs et d’appréciation de ce qui est bien ou pas bien.

Et voici une vérité : Plus vous critiquerez plus vous aurez peur du regard des autres et si vous êtes sensible à la critique ou au regard des autres, cela impactera votre niveau de confiance en soi.

Donc, arrêtez de vous construire des images négatives de vous-même.

D’abord, soignez votre posture, la confiance en soi transparaît à travers votre posture et votre regard. Tenez-vous droit, vos épaules relevées, la tête haute et marchez d’un pas assuré. Souriez davantage. Puis affirmez-vous.

 

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » – Sénèque

 

Les conséquences d’un manque de confiance en soi sont les suivantes :

–  Angoisse et stress permanent 

La perte de confiance en soi conduit inévitablement à la peur. Qui elle-même entretient le manque de confiance en soi. Il s’agit d’un véritable cercle vicieux que vous allez inconsciemment maintenir. Cet état de stress et d’inquiétude permanent va ensuite vous amener à une forme d’anxiété et de nervosité constante. Résultat : vous focalisez constamment votre attention sur les émotions négatives et vous vous trouvez complètement déconnectés du moment présent en envisageant toujours les pires scénarios pour votre avenir.

Frustrations

Beaucoup de personnes sont frustrées de vivre un décalage entre leur vie quotidienne et ce qui les inspire… De ne pas pouvoir offrir au monde ce qu’elles ont à donner… De gâcher leur temps…Elles décident parfois de prendre leur vie en main, d’agir pour changer ce qui ne va plus…

Elles prennent des résolutions, imaginent de grands projets… mais il vous faut être à la hauteur de vos projets. Souvenez-vous : un projet n’est viable que s’il est à votre portée. Il faut que vos objectifs soient atteignables pour ne pas perdre confiance en vous et ambitieux pour nourrir votre estime de vous et réalistes. Même si vous y mettez beaucoup d’énergie, surtout si vous y mettez beaucoup d’énergie, mais que vous n’êtes pas à la hauteur de vos ambitions, toute l’énergie retombera… Et que ça recommence :

–  Solitude

Il s’agit de l’une des conséquences les plus marquées de la perte de confiance en soi. La perte de confiance en soi vous amène à vous enfermer dans une réalité construite sur vos propres préjugés et les idées erronées que vous avez de vous-même. Afin d’éviter les jugements des autres et leurs réactions, vous préférez alors limiter vos échanges sociaux au strict minimum. À long terme, cela peut même se transformer en une véritable anxiété sociale. La solitude désigne à la fois le fait d’être seule et le sentiment qui l’accompagne. Le plus souvent la tristesse.

Raison pour laquelle, la solitude est souvent liée à l’état de déprime et de manque. 

Pour ne pas se sentir seul et triste, il est important pour d’apprendre à hiérarchiser ses besoins et ses manques. Ceci afin de mieux cibler ses priorités. Et donc, d’y voir plus clair dans vos attentes vis-à-vis de vous, mais aussi des autres. Pour cela, il faut identifier les origines de ce sentiment de solitude. Non seulement cette identification permettra de prendre conscience que la solitude existe, mais également de mettre en œuvre le changement que vous souhaitez.

 

“Le bonheur c'est la poursuite d'objectifs réalisables.” (Anonyme)

Alors, comment reprendre confiance en soi afin de pouvoir s’affirmer ?

  Ayez des objectifs clairs.

Il vous faut donc vous fixer des objectifs clairs et à votre portée : il faut des objectifs clairs !

Par exemple, voici des objectifs particulièrement vagues :
« Je vais gagner en confiance en moi ».
« Je veux être libre ! ».
« Je veux arrêter d’être stressé(e) ».

Creuser ces objectifs : qu’est-ce qui va vous permettre d’avoir plus confiance en moi ? En quoi voulez-vous être libre ? Quelles sont les peurs qui vous angoissent et vous stressent ?

Mais surtout, transformez l’adversité et les problèmes en opportunités afin d’atteindre votre plein potentiel personnel. Il s’agit donc, d’un état d’esprit dynamique tourné vers le positif.

Posez-vous les bonnes questions

Quel est votre but dans la vie, vos rêves, vos peurs et vos envies ? Quels sont vos points forts et vos points faibles ? Ces questions vous permettront de savoir pourquoi vous êtes ici en ce moment et de mieux se connaître. Pour trouver les bonnes réponses, écoutez votre cœur, car il sera votre meilleur conseiller.

 

« Les maux du corps sont les maux de l’âme. Ainsi on ne doit pas guérir le corps sans chercher à guérir l’âme. » Platon

 

Écoutez vos besoins et vos envies.

Replongez-vous en enfance et pensez aux choses que vous aimiez faire et pour lesquelles vous excelliez. Aujourd’hui, pensez aux choses qui vous font plaisir : votre passion, vos loisirs… Bref, ce à quoi vous dépenseriez votre argent et tout votre temps libre. 

Prenez soin de vous.

Comme vous le savez certainement, le fait d’être seul et de se replier sur soi est un facteur de risque de dépression et d’altération de l’estime de soi. En effet, plus un individu se sent seul, moins il s’attribuera de la valeur. Pour désamorcer cette situation problématique, prendre soin de soi autant physiquement qu’émotionnellement est donc primordial. Non seulement, pour l’épanouissement personnel, mais aussi pour rebooster la confiance en soi. D’autant plus qu’en sortant de votre cocon vous vous donnez la chance de faire de belles rencontres. Soignez votre apparence physique, pratiquez des activités physiques, sportives ou artistiques et surtout privilégiez les petits plaisirs. 

 

Le talent, ça n'existe pas. Le talent, c'est d'avoir envie de faire quelque chose. Jacques Brel

 

Trouvez-vous du talent.

Le talent est une capacité innée qui se forge dès l’enfance, avant ses 3 ans d’après les neuroscientifiques. Il n’est pas un acte isolé, et se reproduit tout le temps. Autrement dit, ce n’est pas parce que vous avez réussi une fois à résoudre un problème de physique que vous avez un talent pour ce domaine.

Le talent peut être perfectionné une fois que l’on est adulte pour devenir un point fort. Un trait de personnalité qui nous rend uniques et authentiques.

Lister ses forces et ses faiblesses : le mieux, c’est de dresser une liste de ce qui vous incommode chez vous. Sur une autre feuille, vous dresserez la liste de vos atouts. Ensuite, n’essayez pas de dissimuler vos soi-disant faiblesses. En effet, plus vous allez dans ce sens, plus ses « défauts » se feront remarquer. Au lieu de cacher quoi que ce soit, travaillez plutôt vos atouts et trouvez les moyens de les mettre en valeur.

Exemple de talent : Vous aimez aider les autres au détriment de votre bonheur personnel ? Cela veut dire que vous avez le don d’écouter. Quand vous faites quelque chose, vous tenez à ce que tout soit parfait ? Le sens de l’organisation et le souci des détails sont votre talent naturel. 

Par ailleurs, faire une liste de ses réussites permet également de trouver la réponse à la question « comment connaître son don ». Pour ce faire, listez tous les événements que vous considérez comme une victoire, indépendamment de ce que les autres pensent. Ensuite, demandez-vous quels traits de caractère vous ont permis de les réussir. Les voilà vos talents. 

 

Sans cesse se remettre en question afin de stimuler la créativité. C'est l'essence même de l'artiste. Les Rita Mitsouko

 

Développez votre charisme.

Travailler son charisme revient à développer sa prestance, adopter une attitude positive, se jeter dans l’eau et apprendre à changer de perspective. En développant ces aspects de votre personnalité, vous allez gagner en assurance et donc en confiance. D’ailleurs, il faut savoir que travailler sa confiance en soi, c’est aussi et avant tout travailler son charisme. Ensuite, il est également important de savoir s’entourer de personnes qui sauront vous mettre en valeur et vous encourager. Enfin, pour reprendre confiance en vous, vous devez également arrêter de vous comparer aux autres. 

Développez votre fibre artistique.

Développer sa fibre artistique est excellent pour l’estime de soi, car elle donne lieu à des créations uniques.

À l’heure où la standardisation est de l’uniformisation, la sensation d’être un numéro peut vite prendre à la gorge. A contrario, peindre une toile unique, tricoter une écharpe que l’on sera seul à porter, s’approprier un rôle au théâtre, toutes les manifestations d’art convergent vers un seul point : la singularité. Se sentir unique, se sentir spécial, c’est avoir de l’importance.

En prenant conscience de sa capacité à créer une œuvre qui correspond à son ressenti, la personne éprouve plaisir et confiance en soi. La personne peut ainsi prendre du recul et se ménager une espace psychique où s’apprivoiser ses émotions.

Cette pratique offre l’opportunité de prendre confiance en soi. L’acte de créer opère une transformation intérieure : nos difficultés se métamorphosent et laissent place à un regard plus juste sur soi.

 

Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous... Dalaï Lama

 

Le tremplin vers l’affirmation de soi est de ne pas vivre en permanence dans le « faire ». Pensez à vous, pensez à « l’être ».

Rendez visite à votre intériorité sensorielle

Nous avons vu que le lâcher-prise nous vient de notre écoute sensorielle. Prévoyez une demi-journée de liberté à la campagne ou au bord de la mer, créez du silence autour de vous afin de goûter intensément au plaisir sensoriel.

Pratiquer des activités reposantes

Prenez un bain d’huiles essentielles, chantez sous la douche, pratiquez votre passe-temps favori,  dansez, essayez une nouvelle activité, sortez, riez.

Faites-vous plaisir

Offrez-vous un bel objet, car lâcher prise peut aussi provenir d’un geste de reconnaissance que l’on se donne, notamment en cas de découragement, de frustration ou d’abandon d’autrui. Dans ce dernier cas, ce ne sera pas comme une sorte de « compensation », mais plutôt une jolie façon de compter sur soi-même dans ces moments-là.

Mangez des aliments sains.

Certains seraient surpris d'entendre que le soulagement du stress fait partie des multiples avantages offerts par une nourriture saine. Ne laissez pas la malbouffe et les bonbons sucrés vous alourdir et augmenter votre sécrétion d'hormones qui favorisent l'anxiété.

Faites des exercices quotidiennement

La tristement célèbre « euphorie du coureur » n'est pas un phénomène propre seulement aux coureurs. L'exercice physique produit des endorphines qui vous font plaisir. 

La spiritualité, la relaxation, une respiration contrôlée peuvent aussi vous aider.


« La gratitude est la clé d’une vie heureuse. » Marcelle Della Faille

Vous voici prêt pour l’affirmation de soi. Vous en doutez encore ?

Voici ma première astuce pour voir la vie autrement et vous donner du charisme : commencez par dire merci au lieu de vous excuser.

Par exemple, ne dites plus « Excusez-moi d’être en retard », mais plutôt « Merci de m’avoir attendu ». Ne dites plus « Excuse-moi de t’avoir dérangé », mais plutôt « Merci de m’avoir rendu service ». Ne dites plus « Excuse-moi d’être comme ça », mais « Merci de m’accepter comme je suis ». Ne dites plus « Excuse-moi, je parle trop », mais « Merci de m’écouter ».

Dire merci est le secret du bonheur. Dire « merci », c’est faire prendre conscience à l’autre que son geste, son service, son cadeau, ou même son être a de la valeur et que nous lui sommes reconnaissant. 

Etre reconnaissant, c’est apprécier les petites choses simples de la vie, tout simplement. Mais aussi, savourer l’instant présent, le fait d’être là, en vie, avec les personnes qu’on aime. C’est également remercier la vie, l’univers, d’être en bonne santé.

Où que vous soyez et quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez, il y a toujours des choses pour lesquelles vous pouvez être reconnaissant.

 

“Quel homme est sans erreur ? Et quel roi sans faiblesse ?” Voltaire / Brutus

 

C’est le sentiment de sa propre « faiblesse » qui interdit à tout un chacun la réaction de l’affirmation de soi, même sous la forme simple de l’expression de ses opinions personnelles. On parle ici de faiblesse lorsque l’on est blessé ou meurtri au-delà d’une certaine limite. Ce peut être le fait d’un problème physique, moral ou d’une pathologie. Mais ce peut être également issu d’un ordre économique, être dans un état de misère, d’incertitude de la vie matérielle, la peur de ne pas accéder aux besoins primaires (se nourrir, se vêtir, se loger…).

Mais pour moi, la meilleure façon de s’affirmer est d’être assertif. C'est-à-dire avoir la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres, affirmer ses droits en respectant ceux des autres. Se donner des objectifs assertifs pour gérer sa vie vous aidera à faire face aux agressions morales et psychologiques injustifiés et de négocier des compromis réalistes.

Les attitudes assertives sont les suivantes :

  Savoir se défendre.

  Exprimer son désaccord.

  Repérer les situations qui vous font problème et chercher activement comment les débloquer.

  Contrôler l’image que l’on produit.

  Reconnaître que les autres ont des idées, des talents, des sentiments différents des autres.

 

“Ballotté, manipulé, automatisé, l'homme perd peu à peu la notion de son être.” Vaclav Havel

 

En opposition à l’attitude assertive qui est la meilleure affirmation de soi, nous avons des attitudes néfastes :

–  La fuite

–  L’attaque

–  La manipulation.

Si l’on s’attarde sur la manipulation, on va trouver des personnes qui flattent, séduisent, dévalorisent, exagèrent et fabulent, conspirent, combinent, mettent en scène, intercèdent, culpabilisent l’autre, enrobent, jouent avec la franchise, et finissent par manipuler inconsciemment.

On trouve les origines de ces attitudes dans les vieilles croyances ou par le fait de vouloir faire comme papa ou maman. Et c’est là qu’intervient l’analyse transactionnelle.

 

“Si je ne suis pas moi-même, qui le sera pour moi ? Et si je ne vis pas pour moi-même, qui vivra pour moi ?” Hillel

 

L’analyse transactionnelle ou les états du « moi ».

Le docteur Éric Berne, médecin psychiatre américain est à l’origine de l’analyse transactionnelle, l’ «AT » créée en 1958. C’est une théorie de la personnalité et de la communication. Elle posture des « États du moi » en 3 catégories : le parent, l’adulte et l’enfant.

Elle permet une prise de conscience ainsi qu’une meilleure compréhension de ce qui se joue ici et maintenant.

Le Parent correspond aux pensées, émotions, et comportements d'une personne qu'elle a fait siens par imitation de figures parentales ou éducatives marquantes.

L'Adulte caractérise les émotions, pensées et comportements qui sont congruents avec la réalité de l'"ici et maintenant".

L'Enfant correspond aux pensées, émotions, et comportements qui sont une reviviscence de notre propre enfance.

Et la transaction est le nom donné à un échange verbal et comportemental entre deux personnes.

Mais l’analyse transactionnelle est à la fois une théorie et une thérapie. L’AT propose l’autonomie comme objectif de bonne santé psychologique. Également utilisé pour comprendre comment l’enfant se construit, se développe, fait face aux menaces du monde qui l’entoure en prenant des décisions de survie. Elle est utile pour comprendre comment les individus s’organisent dans les groupes, les entreprises, les associations, les cultures, les états, etc. Cette théorie est aujourd’hui beaucoup utilisée comme outils de management en entreprise.

L’analyse transactionnelle a été initialement conçue par son fondateur comme un outil thérapeutique destiné à aider les personnes en difficultés à changer en profondeur avec des outils qu’il voulait simples et faciles d’utilisation.

Aujourd’hui on l’utilise pour :

  • comprendre comment une personnalité s’est construite et développée
  • mieux se connaître et mieux se comprendre
  • déchiffrer son mode personnel de communication avec les autres
  • comprendre les dysfonctionnements de la communication et réfléchir aux options pour améliorer nos relations
  • mieux vivre en groupe
  • interpréter la structure et l’organisation des groupes et organisations humaines

 

“Si vous voulez être libre de vos émotions il faut avoir la connaissance réelle, immédiate de vos émotions.” Arnaud Desjardins

 

L’affirmation de soi se fait petit pas par petit pas, en toute modestie et avec une belle part de réalisme. Recherchez-le « quoi » et le « comment » et oublier le « pourquoi ». Difficile à faire lorsque l’on a passé des années en psychanalyse par exemple où l’on cherche toujours à savoir pourquoi on en est là.

C’est peut-être le moment de vous reparler de l’intelligence émotionnelle. S’affirmer c’est aussi comprendre et savoir gérer ses émotions. Autorisez-vous à exprimer vos émotions. Une fois les émotions évacuées grâce au corps, on cris, on pleure, on devient tout rouge, une sensation de libération survient, mais ce n’est pas pour autant que l’on a compris ce que nous disait cette émotion.

Si une émotion survient, ne vous demandez pas si elle est justifiée ou non, constatez juste sa présence, mais ne la refoulez surtout pas, car elle a quelque chose à vous dire.

La colère vous dit que l’on n’a pas respecté vos valeurs et que vous souhaitez qu’on les respecte. La communication est la meilleure façon de résoudre le problème et de passer de nouveau à la joie.

La tristesse vous indique ce c’est fini, qu’il faut que vous acceptiez la situation afin de pouvoir passer à autre chose et revenir à l’état de joie.

La peur vous indique de faire une action à condition qu’elle soit fondée. Un chien vous montre ses crocs, vous avez peur, c’est fondé, il faut courir. Votre enfant prend pour la première fois son véhicule, vous avez peur, ce n’est pas fondé, car vous n’êtes pas maître de ce qu’il pourra lui arriver sur la route. Alors, pourquoi vous torturer l’esprit, retourner à la joie.

La colère, la tristesse et la peur sont trois émotions qui vous indiquent de bouger, faire quelque chose, prendre une décision afin de retourner vers l’émotion que votre corps réclame sans cesse : la joie !

 

Lorsqu’on fait un effort, on s’aime. Jean-Marie Poupart

 

Vous l’aurez compris, l’affirmation de soi, ça n’est pas soumettre ses contemporains à coups d’exigences autocratiques, d’impératifs autoritaires et de despotisme unilatéral.

Ça n’est pas non plus se plaindre jusqu’à ce que quelqu’un trouve des solutions à vos problèmes. En ce faisant, nous obtiendrons peut-être ou parfois ce que nous voulons, mais par des jeux de pouvoir manipulatoires qui pourraient bien un jour se retourner contre nous.

Ne pas agir avec la colère, persécution ou manipulation, mais poser vos limites et les faire respecter, voici la bonne méthode pour s’affirmer de façon sereine.

L’affirmation de soi consiste donc à exprimer et faire entendre ses besoins, envies, opinions, etc., avec constance, assurance et respect de l’interlocuteur. Établir et faire respecter ses limites avec gentillesse et fermeté. Exprimer sans imposer, en l’occurrence oser demander de façon claire sans exiger, ordonner ou pleurnicher.

 

Chacun est comptable de son honneur, tenu seul responsable de tous ses actes. Henri-Frédéric Amiel

 

S’affirmer c’est aussi traiter tous les interlocuteurs d’égal à égal, sans mépris ni déférence. Savoir faire une critique avec élégance et délicatesse. C’est accepter sa part de responsabilité dans ce qui arrive et agir en cohérence avec ses valeurs.

L’affirmation de soi c’est aussi de l’autonomie, c’est faire ses propres choix et savoir dire non quand vous le jugez nécessaire ou savoir dire oui également. Agir en dehors des rôles relationnels et savoir identifier ses besoins et les combler.

L’affirmation de soi c’est surtout agir de façon éthique, et pas au détriment des autres, car ce n’est qu’à cette condition que vous serez en paix avec vous-même et que vous pourrez vous épanouir.

 

“Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.” - Sun Tzu

 

Les bénéfices de l’affirmation de soi

La capacité à s’affirmer avec une sérénité simple et sans complexe est le fruit d’un cocktail d’estime de soi, de confiance en soi, mais pas seulement. C’est aussi user de compétences relationnelles et communicationnelles, de la capacité à identifier et à fixer ses limites et du dépassement de certaines peurs relationnelles (peur de l’autre, du jugement, de déplaire, d’être rejeté, etc.) et des messages contraignants.

Répondre aux menaces n’est pas aisé, il faut indiquer ce qui est important pour soi et annoncer les conséquences dangereuses pour  l’attaquant. Au fur et à mesure, vous pourrez ainsi vous réapproprier cette part de pouvoir que vous cédez volontiers, par manque de confiance, à ceux que vous considérez plus forts, plus bruyants, plus légitimes que vous quitte à leur autoriser des droits qui outrepassent les nôtres. Bien entendu, cela ne signifie aucunement que vous obtiendrez tout ce que vous voulez, puisque le respect de l’autre implique l’acceptation de ses refus éventuels.

 

Notre valeur est déterminée par les bonnes actions que nous faisons, plutôt que par nos pensées honorables Magoon

 

Les solutions créatives et des compromis sont parfois nécessaires dans les discordes. Il ne faut pas hésiter d’en user si vous ne voyez aucune issue à des situations délicates ou anxiogènes.

Rester calme face à une personne impolie, grossière ou agressive n’est pas aisé, surtout lorsque l’on pense avoir le bon droit pour nous. Si vous êtes apte à l’affirmation de soi, vous allez tout de suite vous envoler, mais on n’a pas toujours la possibilité d’aller faire un exercice de relaxation, boire un verre d’eau ou s’emmener faire le tour du pâté de maisons pour faire redescendre la pression.

L’idéal serait de revoir nos convictions, de changer d’angle de vue sur les comportements désagréables et d’explorer l’intérêt de rester calme, parce que c’est un moyen de remettre en question nos réflexes d’une part et parce que modifier nos croyances peut aider à modifier nos comportements. 

Garder son sang-froid ne veut pas dire ne pas réagir et donc se laisser faire, c’est même tout l’inverse : rester calme pour pouvoir réagir avec élégance et désarmer le conflit qui pointe le bout de son nez.

 

Lorsque tu croiras en toi, tu sauras comment vivre heureux. Lorsque tu croiras en ta valeur, tu n’auras plus besoin du regard approbatif de l‘autre afin de te sentir précieux. Charlotte Saintonge

 

Les bénéfices du sang-froid face à l’agressivité

  Garder son sang-froid évite de nourrir l’agressivité et de laisser l’escalade et le conflit ouvert
– Garder son sang-froid permet à l’autre de se sentir entendu et écouté (ce qui ne veut pas dire se soumettre à sa volonté). Vous lui répondrez donc : « j’ai bien compris (ou entendu) ce que tu as a me dire, je le respecte, mais je n’ai pas le même point de vue ».
– Permettre à l’autre d’exprimer ce besoin, et ne pas couper court sous prétexte que vous pensez avoir raison. N’oubliez pas que cette opinion lui tient à cœur et qu’il craint de voir passer à la trappe.
– Pouvoir résoudre le problème, donc éviter la rancœur
– Éviter le malaise qui suit les remontages de bretelles et les accrochages, souvent faits de non-dits et de ressentiment.
– Préserver de l’estime de soi : le sien comme nôtre car il est toujours malmené lorsque nous nous comportons de façon inélégante. Celui ou celle qui apprend au fur et à mesure de ses emportements qu’il ou elle peut prendre le dessus en élevant la voix ne gagne pas en estime de soi, mais en attitude dominante.

Afin que vous puissiez avoir la capacité de pouvoir écouter et comprendre ce que l’autre a à vous dire et de respecter ses opinions, voici quelques astuces :

Acceptez que ça arrive et restez calmes pour pouvoir comprendre.

Ne pas le prendre de façon personnelle, votre interlocuteur parle de ses propres convictions ou de ses besoins, pas de vous.

  La personne a le droit à ses convictions, restez calme pour pouvoir prendre du recul.

  Dissocier la personne de sa façon de s’exprimer à un instant T, ça ne l’excuse pas, mais ça peut l’expliquer.

Son ton, ses mots sont péremptoires, brutaux, agressifs ? Cela signifie que votre interlocuteur manque de confiance en lui.

  Concentrez-vous sur les faits, ignorez complètement les commentaires désobligeants

Ne pas chercher à toujours à avoir raison

  Jouer la grâce et la dignité. Les jeux de l’ego n’aident pas la relation et n’alimentent pas l’estime de soi. Vous en sortirez plus rayonnant et élégant.

Et rappelez-vous que la colère alimente la colère et que le calme la désarme. Restons calmes pour apaiser la discussion.

Vous parviendrez à vous faire entendre et comprendre, à prendre la place qui vous revient, à exprimer vos opinions, vos envies, vos besoins, bref à parler de vous avec aisance. De façon générale, l’affirmation de soi permet des relations beaucoup plus saines, car elle favorise la confiance et la compréhension mutuelle.

Un an pour prendre soin de vous

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