Rétrospective de juin 2019 - Le stress (+ vidéo 1 heure)

Par | Le 30/06/2019 | Commentaires (0) | Blog sur l'art-thérapie, psychologie, psychanalyse et neurosciences

Le stress - Dossier de juin 2019 (+ Vidéo d'une heure)
 

Le stress n'est que la soumission avouée à des contraintes non choisies. Grégoire Lacroix

“La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance.”  George Lucas

 

Le stress est le petit frère de la colère

D’un point de vue physique, le corps humain réagit de la même façon au stress qu’à la colère, les battements du cœur s’accélèrent, les joues deviennent rouges, on a des papillons dans l’estomac.

Lorsque l’on est en colère, on produit de l’adrénaline et du cortisol.

L’organisme est constamment sollicité, le mécanisme de protection risque de s’épuiser et le cortisol peut venir à manquer. Résultat : anxiété jusqu’à l’épuisement.

 

“Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.” Jean-Paul Richter 

 

Quand le cortisol prend les commandes…

En état de stress, le cortisol prend les commandes, il permet d’attaquer et de réagir au danger. Il mobilise toute l’énergie, transforme immédiatement le gras en sucre pour l’expédier dans certains endroits précis par exemple, les muscles, pour être plus fort et se défendre.

Pour plus d’efficacité, certains organes cessent de fonctionner, par exemple ceux de la digestion. Le corps doit ensuite renouveler ses réserves d’énergie pour palier aux fringales, troubles de la mémoire, fatigues, difficultés de l’apprentissage chez l’enfant…

Un trop-plein de cortisol génère obésité, hypertension, insomnies ou maladies cardiaques. Pour une minute de colère, il faut une heure au système immunitaire pour évacuer le trop-plein de cortisol. Et le cortisol, quand il y en a trop : ça ronge les neurones.

“L'objectif de l'art n'est pas le déclenchement d'une sécrétion momentanée d'adrénaline, mais la construction, sur la durée d'une vie, d'un état d'émerveillement et de sérénité.” Glenn Gould

 

En état de stress, le corps produit aussi de l’adrénaline. L’adrénaline quant à elle rejoint les récepteurs des artères, cœur, foie, tissu adipeux et pancréas.

Par la suite, adrénaline augmentera la respiration et les battements de cœur.

En se connectant aux récepteurs du foie, du pancréas, du tissu adipeux et des muscles, elle empêche la formation de l'insuline qui joue un rôle de régulateur en maintenant la glycémie à des valeurs normales.

 

“La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie.” Milan Kundera 

 

En état de stress, le cerveau peut également être affecté de façon malsaine. Des niveaux élevés de stress en cours conduiront la mémoire centrale du cerveau à se rétrécir. Hormones de stress favorisent la formation de la signalisation des molécules responsables de l'enflure de l'hippocampe.

Stress peut affecter le stockage de la mémoire en stimulant la partie principale du cerveau qui a de l'influence en stockant des sentiments négatifs. Et on peut arriver à des stress récurrents, panique, anxiété…  L'état de stress arrête aussi le développement de nouveaux neurones.

 

“Lorsqu'il n'y a plus rien à faire, que faites-vous ?” Koan zen 

 

Comment réagir ?

Souvenez-vous, les émotions vous disent de réagir, de passer à l’action. Souvent nous sommes stressés parce que nous avons peur. Mais que nous dit cette émotion ? Que vous dit le stress ?

Que vous êtes face à une peur ou un danger, que vous devez agir pour revenir à l’émotion que votre corps réclame sans cesse : la joie.

 

“Devoir ! Ah, je ne puis souffrir ce vilain mot, cet odieux mot ! Il est si pointu, si aigre, si froid. Devoir, devoir, devoir ! On dirait des coups d'épingle.” Henrik Ibsen 

 

Par quoi est généré le stress ?

Identifiez les idées stressantes : par exemple, une déclaration avec le verbe devoir.

Le devoir…

Vous supposez que vous avez un certain nombre de choses que vous devrez ou devez faire ou ne pas faire. Le stress vous gagne dès que vous n’arrivez pas à suivre cette règle.

Un devoir est une obligation particulière et concrète. C'est ce que l'on doit faire dans une situation donnée, ce à quoi on est tenu par pur respect d'un règlement, d'une loi, de la raison, de la morale, des convenances ou du fait de sa situation personnelle, de sa profession, de ses responsabilités.

Simplement, demandez-vous seulement qui vous impose ce devoir ? Est-ce réellement dû à un fait ou une personne extérieure, ou est-ce vous qui êtes trop exigent avec vous même ?

 

“La peur, c'est l'enfant en nous qui panique.” Tahar Ben Jelloun 

 

Par quoi est généré le stress ?

Le devoir, mais aussi la panique

Vous envisagez toujours le pire des scénarios ou vous exagérez n’importe quelle situation. Même un problème banal devient horrible.

Une attaque de panique est caractérisée par une forte crise d’angoisse associée à une impression de mort imminente, d’une sensation de devenir fou ou perdre le contrôle de soi et commettre un acte anormal (par exemple : se jeter par la fenêtre, provoquer un accident, se rouler par terre en hurlant…). Elle s’accompagne d’un sentiment de perte de contrôle de la situation.

Le début est brutal ou rapidement progressif et les symptômes atteignent leur maximum en moins de 10 minutes. La résolution de la crise se fait en quelques minutes à moins de 2 heures, laissant place à une sensation de soulagement et assez fréquemment à une fatigue intense.

 

« Après tout, ajouta Mistigris, les extrêmes se bouchent. » Un début dans la vie - Balzac

Cela signifie quoi ? Que les idées extrêmes sont sans issues…

 

Par quoi est généré le stress ?

Le devoir, la panique, mais aussi les idées extrêmes

Vous percevez le monde soit tout en noir ou tout en blanc. Autrement dit, au lieu de reconnaître la complexité ou les zones grises de l’être humain vous croyez que les choses sont soit complètement bonnes soit complètement mauvaises et qu’entre les deux, il n’y a pas de position modérée.

 

Dans la vie, rien n'est jamais certain, sauf qu'il ne faut pas en avoir trop peur pour accepter les défis qu'elle nous propose. Le spectacle de noël - Anne Perry

 

Par quoi est généré le stress ?

Le devoir, la panique, les idées extrêmes, mais surtout la peur.

Toutes les décisions que vous prenez doivent se baser sur l’amour et non la peur

Vous pensez toujours aux situations dont vous avez peur. Mais la peur, c’est votre cerveau qui vous dit « Voilà ce qui pourrait arriver si vous ne réagissez pas ».

Soyez conscient qu’il n’y a que 8% de nos peurs qui soient foncées sur une menace concrète, tout le reste est dans la tête. Par exemple, un chien vous montre les crocs, c’est une peur fondée : il va vous mordre. Votre cerveau vous dit de passer à l’action en courant.

Si vous avez peur lorsque l’un de vos proches à pris la voiture pour partir en vacances, cette peur n’est pas fondée : vous ne pourrez rien faire en cas d’accident de la route.

 

La vraie peur n'est pas ce que l'on craint, mais ce que l'on imagine. Les sept vies du marquis - Jacques Ravenne

 

Par peur vous ne prenez aucune décision : la seule décision que vous prenez est de ne pas faire.

Tout dans la vie dépendra des pensées que vous choisirez de garder dans votre esprit et de la bonne volonté que vous mettrez à changer votre système de pensée.

 

Pensées positives = actions positives

Pensées négatives = inaction

 

Donc, à chaque fois que vous vous tracassez, obligez-vous à prendre du recul et à vous demander si cela sert à quelque chose. Si oui, alors passez à l’action (le chien va vous mordre, courrez !). Sinon, considérez votre inquiétude comme inutile (la route est longue, il risque d’avoir un accident) et passez à des préoccupations plus fructueuses. C’est la définition de « éviter de se tracasser pour rien ».

 

Qui s'instruit sans agir laboure sans semer. - Proverbe arabe

Réagir à la peur

Vous réagissez ! C’est très bien, il faut réagir au danger.

Si vous réagissez, c’est que vous exprimez vos émotions. Mais une fois les émotions évacuées grâce au corps, une sensation de libération survient. Il suffit de se donner l’autorisation de cette « expulsion ».

Si vous sentez monter en vous une émotion, dans un premier temps, ne vous demandez pas si elle est justifiée ou non, juste, constatez sa présence.

Ne la refoulez surtout pas – ce qui est notre premier réflexe

 

Le pessimisme est une tristesse, qui finirait par nous décourager de vivre. Or c’est la joie qui est bonne, c’est le courage qui est nécessaire. - André Comte-Sponville

 

Une pensée négative crée une humeur négative et l’inverse est vrai.

Souvent, la difficulté d'une situation dépend du point de vue.

Le pessimisme, par exemple, illustre bien un stress qu'il est possible d'éviter en faisant un petit effort. Au lieu de ne voir que les problèmes qui sont à l'origine de votre inquiétude, portez votre attention sur les éléments positifs.

Des idées constructives favorisent la bonne humeur.

Quand vous êtes déprimé, prêtez attention à vos idées. Que pensez-vous tout bas ? Efforcez-vous de transformer une idée démoralisante pour la rendre valorisante.

Défiez vos pensées négatives pour en faire des pensées positives.

 

Mieux vaut accepter d'abord ce qui cause ma colère ou ma tristesse et garder mon énergie pour des actions plus importantes que la plainte ou l'agacement. Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l'estime de soi - Christophe André

 

L’action

Pour éviter un stress, soyez à 90% sur la solution et seulement 10% sur le problème. L’action est le meilleur remède contre le stress. Si vous ne faites rien et ruminez vos idées noires, le stress va s’installer.

Toutes les circonstances de votre vie, que ce soit dans le domaine sentimental, social ou professionnel sont le reflet et l’enregistrement exact de votre pensée. Si votre pensée est négative, vous ne verrez que des circonstances négatives.

 

“Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient.” De Charles Caleb Colton 

 

Le passé est trépassé, paix à son âme.

Alors, ne le ressassez pas, laissez-le reposer, car vous ne le changerez pas.

Le futur n’existe pas encore.

Alors, ne cherchez pas ce qu’il sera puisqu’il dépend de choses que vous ignorez.

 

“Vivre les malheurs d'avances, c'est les subir deux fois.” René Barjavel / La nuit des temps 

 

L’instant présent, l’ici et maintenant, le CARPE DIEM…

Carpe Diem est une phrase qui résume le poème dans lequel Horace cherche à persuader Leuconoé de profiter du moment présent et d'en tirer toutes les joies, sans s'inquiéter ni du jour ni de l'heure de sa mort.

Rendu célèbre auprès du grand public depuis l'Antiquité, l'extrait Carpe Diem fait l'objet d'une mauvaise interprétation : traduit par « Profite du jour présent » (alors que les deux mots signifient « cueille le jour ») et compris comme une incitation à l'hédonisme le plus fort, peut-être le plus aveugle, il perd tout rapport avec le texte original qui, au contraire, incite à bien savourer le présent qui nous est donné (sans toutefois récuser toute discipline de vie) dans l'idée que le futur est incertain et que tout est appelé à disparaître.

 

“Les seules pensées zen que vous puissiez trouver en haut d’une montagne sont celles que vous avez apportées avec vous.” Robert Pirsig 

 

Le lâcher-prise

Mais comment vivre l’instant présent et lâcher-prise sur le stress qui nous entoure.

Pour vous connecter à ce qui vous entoure, il faut vous poser et faire fonctionner vos cinq sens.

Regardez autour de vous, l’idéal est de vous rendre en pleine nature, dans un parc, forêt, champs, à la montagne ou à la mer… Sentez l’air, sentez le vent caresser votre visage, écoutez les bruits et les sons, et savourez quelque chose de bon.

Faites également  une pause solaire. Les rayons du soleil activent la sécrétion de vitamines D. dès que le soleil apparaît le matin, saluez-le quelques instants, vous penserez ainsi à vous exposer durant la journée.

 

“Quand on remet les choses à plus tard, ce plus tard vient toujours trop tôt.” Grégoire Lacroix

 

Procrastination

Un des grands responsables du stress est aussi la procrastination ou l’art de remettre tout au lendemain, surlendemain puis vient le moment où il est trop tard…

Souvent, vous êtes stressé parce que vous vous sentez débordé. 

Un des principaux facteurs qui pousse à la procrastination est l'anxiété. Comme pour les phobies ou les troubles anxieux, le fait de différer une action est un équivalent de comportement d'évitement, qui annule transitoirement le stress qui lui est associé.

Vous êtes d’avance effrayé pas la tâche à accomplir, ne procrastinez pas avant de vous y mettre, cela vous évitera un grand stress. Mettez-vous des dates butoirs en y mettant un peu de marge.

 

“Regretter, c'est la face cachée de l'inaction.” Pierre Corbeil

 

Faire l’autruche

L'incertitude et l'insuffisance de maîtrise de la situation sont des éléments déterminants. Ne pas bien cerner à l'avance l'ensemble du problème à affronter, ne pas savoir combien de temps il va falloir y consacrer et surtout ne pas avoir une expérience antérieure de la même tâche et donc de sa réalisation constituent des obstacles majeurs au déclenchement de l'action, surtout quand on manque de confiance en soi. Ainsi, chaque fois qu'on aura le choix entre une action incertaine où l'on risque de s'enliser et une action que l'on maîtrise, on choisira la seconde évidemment.

Un autre type de piège explique également le renforcement de la procrastination : les fausses urgences. Plutôt que de se lancer dans une tâche importante et en retard, on en préfère une autre, moins importante, mais plus abordable (moins complexe, plus agréable). Ceci avec un prétexte permettant de se déculpabiliser, du type : « Il faut vraiment que je le fasse maintenant, ça ne peut pas attendre. » Et, de fausses urgences en fausses urgences, les choses vraiment nécessaires sont repoussées aux calendes grecques.

Établissez des priorités en fonction des deux paramètres suivants : le degré d'urgence et d'utilité de la tâche à réaliser d'une part, et le niveau de difficulté et de pénibilité d'autre part.

 

Il y a toujours assez de temps pour s'ennuyer, c'est pour s'amuser ou travailler qu'on en manque - Jean Dutourd

 

Organisez-vous mieux : faites un « bullet journal »

A chaque jour suffi sa peine, mais évitez la Procrastination !

Vous êtes d’avance effrayé pas la tâche à accomplir, ne procrastinez pas avant de vous y mettre, cela vous évitera un grand stress. Mettez-vous des dates butoirs en y mettant un peu de marge.

Le bullet journal® (prononcé boulette journal) a été inventé il y a quelques années par Ryder Carroll, un designer new-yorkais (son site : bulletjournal.com).

Le bujo (contraction de bullet et journal) est un système d’organisation analogique, simple et personnalisable à l’infini.

Le principe est très facile : prenez un carnet et en quelques minutes vous obtiendrez un agenda / journal très flexible qui vous permettra d’optimiser votre organisation grâce à des clés (keys en anglais) et des indicateurs (signifiers en anglais).

Grâce à La Méthode Bullet Journal, vous ne serez plus passager à bord de votre existence : vous en deviendrez le pilote.

La Méthode Bullet Journal ne se limite pas à organiser vos notes et vos listes. Il s’agit d’éliminer les distractions pour consacrer plus de temps à ce qui compte pour vous – aussi bien dans votre travail que dans votre vie personnelle.

Deux liens intéressants : https://bulletjournal.fr/ et https://sohohana.com/bullet-journal-la-methode-en-10-etapes

 

Le perfectionnisme est l'ennemi de la création, comme la sollicitude extrême envers soi-même est l'ennemi du bien-être. John Updike

Vouloir trop bien faire

LE PERFECTIONNISME : QUAND LE MIEUX DEVIENT L’ENNEMI DU BIEN

Au-delà du manque de maîtrise d'une situation, un problème de fond explique souvent les habitudes de procrastination : une faible estime de soi et son corollaire, le perfectionnisme. Vouloir en permanence faire les choses de manière parfaite, pour se prouver sa propre valeur dont on doute en réalité, crée rapidement un cercle vicieux : placer la barre trop haut conduit fatalement à ne pas l'atteindre, ce qui finit par altérer encore plus l'image que l'on a de soi-même (« Je n'arrive jamais à rien », « C'est bien la preuve que je ne vaux rien »…). Cette course à la perfection empêche d'agir, et elle peut même directement fabriquer de la procrastination : plutôt que de se confronter à un possible échec, on préfère, même sans vraiment s'en rendre compte, ne pas essayer du tout.

Par exemple, chez les étudiants, la recherche effrénée de la perfection est lourde de conséquences. Nous observons couramment une baisse de rendement chez ces perfectionnistes, certains en arrivent même à abandonner leurs études. Des troubles de santé font fréquemment leur apparition. Les perfectionnistes présentent souvent des symptômes dépressifs: plus rien ne les satisfait, ils ou elles se retirent et ne sont plus intéressés à rencontrer des gens. Leurs objectifs n’étant jamais atteints, parce que trop élevés, ils ou elles n’arrivent pas à développer leur confiance en soi.

 

L'intérêt et le talent sont les seuls conseillers consciencieux et lucides. Honoré de Balzac

 

Suis-je une personne consciencieuse ou perfectionniste ?

La personne consciencieuse s’impose des standards d’excellence humainement possibles à atteindre. Elle sait doser ses efforts et établir ses priorités sans toutefois négliger l’importance des détails. Elle est autocritique, accepte ses propres erreurs et cherche à les corriger. Elle éprouve du plaisir et de la satisfaction dans la réalisation de ses projets et dans l’atteinte de ses objectifs personnels. Elle entrevoit l’avenir de façon réaliste et cherche à prévenir les difficultés. Si celles-ci surgissent, elle cherche et met en place des solutions.

La personne perfectionniste s’impose des standards d’excellence extrêmement difficiles à atteindre, voire impossibles. Elle ne sait pas doser ses efforts, se surinvestissant parfois dans des activités de moindre importance au détriment de certaines plus prioritaires. Elle doute constamment d’elle-même et n’accepte pas ses limites et ses imperfections. Sa valeur en tant que personne dépend de ses succès et de sa réussite. Elle se juge sévèrement et accepte mal la critique. La moindre erreur est vécue comme une cuisante défaite. La personne perfectionniste est une éternelle insatisfaite et ressent très souvent de l’anxiété, de la honte et de la culpabilité. Elle appréhende l’avenir et redoute l’échec.

 

Quand on dit qu'il n'y a pas de joie, on perd confiance. Il ne faut pas perdre confiance. Il faut se souvenir que la confiance c'est déjà de la joie. Jean Giono

 

Le stress : des raisons en soi

Confiance en soi

Les choses ne se présentent jamais comme prévu, acceptez que l’impermanence soit une loi de ce monde : mardi ne ressemblera jamais à lundi, alors autant s’y faire.

Une personne qui a confiance en soi est une personne qui a de l’estime de soi, elle connaît ses forces et faiblesses, elle se compare de façon positive, se voit avec bienveillance, sort de sa zone de confort, accepte de ne pas être bon, sait recevoir des compliments, implique son corps dans l’action.

En art-thérapie, si on soupçonne un manque de confiance en soi, on favorisera un protocole qui favorise la prise d’initiative par  l’engagement sensoriel (ex : peinture pour une personne dont le sens de la vue et du touché sont importants). Les consignes seront semi-directives pour laisser la possibilité à l’autonomie et la mise en exergue de la confiance en soi, mais pas trop libres pour ne pas inhiber une personne qui n’aurait pas encore passé cette étape de la stratégie.

 

Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre.  Johann Wolfgang von Goethe

 

Les causes du manque de confiance en soi sont multiples. Mais les plus récurrentes sont :

 

Ø      La peur de la critique. La principale cause de cette peur est que vous êtes trop concentré et préoccupé par les opinions des autres. Du coup, vous ressentez un sentiment d’insécurité. Au lieu de prendre les critiques de façon positive et constructive, vous avez le réflexe de vous mettre sur la défensive.

Ø      la peur du regard de l’autre,

Ø      le doute de soi, ne pas savoir viser des objectifs réalistes qui proviennent souvent d’une volonté de trop en faire ou d’avoir des idées irréalistes. Apprenez à connaître vos forces et vos faiblesses.

Ø      Un sentiment d’infériorité, les causes de ce sentiment remontent généralement à l’enfance.

Ø      Incapacité à s’affirmer. Cette incapacité à vous défendre et à exprimer vos besoins vous apporte tout son lot de colère et de ressentiment sans oublier que vous allez vous enfermer dans une bulle de négativité. Le manque de confiance en soi crée le pessimisme, insécurité et doute.

Ø      Le perfectionnisme, nous en avons déjà parlé, qui conduit à avoir des attentes irréalistes pour vous-même et pour votre entourage et vous oblige à de pas déléguer.

Ø      La culpabilité qui fait partie d’un manque de confiance en soi, si elle s’installe, elle devient un problème.

Ø      Et la sensation de sentir mal aimé et mal compris.​

 

Les hommes ont confiance en un homme ordinaire parce qu'ils ont confiance en eux-mêmes. Les hommes donnent leur confiance à un grand homme parce qu'ils n'ont pas confiance en eux-mêmes.  Gilbert Keith Chesterton

 

Confiance en l’autre

Une personne qui n’a pas confiance aux autres :

Ne compte que sur soi-même (mieux ne vaut pas compter sur les autres)

⇒ pourtant c’est l’autre qui vous fournit nourriture et boisson (besoins primaires)

Une personne qui n’a pas confiance aux autres cherche toujours à se débrouiller seule

Se méfie des autres :

⇒ émotions négatives

⇒ pensées envers les autres très critiques (un bain de négativité n’est pas propice à l’épanouissement personnel)

Une personne qui n’a pas confiance aux autres est sur ses gardes : on se ferme à ce que la vie peut apporter de bénéfique (carences affectives durant l’enfance, a appris à ne compter que sur soi-même, parents alcooliques ou dépressifs…)

Une personne qui n’a pas confiance aux autres, croit qu’elle n’a pas besoin de l’autre. Elle surévaluera de ses propres capacités : par conséquent elle se met à sous-estimer celles des autres, cette conviction que l’on peut faire mieux que les autres les empêchent de déléguer.

Pourtant, s’ouvrir à l’autre s’est s’ouvrir de nouveaux horizons. Apprenez à réduire vos tensions en faisant confiance aux autres. Apprenez à déléguer. En voulant tout faire et ne déléguant jamais rien, vous démontrez votre volonté de tout contrôler vous-même ainsi que votre réticence à croire que les autres peuvent réaliser un travail aussi bien que vous.

En art-thérapie on remarquera que la personne ne compte que sur soi-même, cherche toujours à se débrouiller seule, se méfie des autres, ne s’ouvre pas à l’autre, est sur ses gardes, croit qu’il n’a pas besoin de l’autre, surévalue ses capacités, assume ses décisions et ses choix, esprit trop critique, juge. Il sera nécessaire de la persuader que l’on peut construire des relations épanouissantes. Que le modèle que ces personnes ont eu durant l’enfance n’est pas le seul qui existe.

Nous favoriserons donc un protocole qui oblige à demander de l’aide, rassurer en disant « je serai là pour vous aider », à faire des choix et à penser à l’autre de façon positive et objective.

Consignes semi-directives pour laisser la possibilité à l’autonomie et la mise en exergue de la confiance en soi, mais pas trop libre pour ne pas inhiber un patient qui n’aurait pas encore passé cette étape de la stratégie.

 

L'art n'est qu'une forme d'expression, un moyen d'extérioriser un trop plein d'amour ou de souffrance. Madeleine Leblanc

 

Affirmation de soi

Sachez dire non. Vous ne pouvez pas accepter de faire tout ce qu'on vous demande. Surtout, ne prétendez pas le contraire.

L’affirmation de soi est une formidable compétence relationnelle qui permet de se faire entendre.

Ø      L’affirmation de soi consiste à exprimer et faire entendre ses besoins, envies, opinions, etc., avec Confiance, assurance et respect de l’interlocuteur.

Ø      Établir et faire respecter ses limites avec gentillesse et fermeté.

Ø      Exprimer sans imposer.

Ø      (oser) Demander clairement sans exiger, ordonner ou pleurnicher.

Ø      Traiter tous les interlocuteurs d’égal à égal (sans mépris ni déférence)

Ø      Savoir faire une critique avec élégance et délicatesse.

Ø      Accepter sa part de responsabilité dans ce qui arrive.

Ø      Agir en cohérence avec ses valeurs.

Ø      Faire ses propres choix.

Ø      Savoir dire non.

Ø      Savoir dire oui.

Ø      Agir en dehors des rôles relationnels.

Ø      Savoir identifier ses besoins et les combler.

Ø      Agir de façon éthique, et pas au détriment des autres.

 

La véracité d'une affirmation n'a rien à voir avec sa crédibilité. Et vice-versa. Robert Anson Heinlein

 

La capacité à s’affirmer avec une sérénité simple et sans complexe est sans doute le fruit d’un cocktail d’estime de soi, de confiance en soi, de compétences relationnelles et communicationnelles, de la capacité à identifier et à fixer ses limites et du dépassement de certaines peurs relationnelles (peur de l’autre, du jugement, de déplaire, d’être rejeté, etc.)

Lorsque l’on travaille sur l’affirmation de soi en art-thérapie, nous donnons des consignes le plus libres possible afin de mettre en exergue la confiance en soi pour ensuite pouvoir affirmer ses choix. La production terminée, il y aura auto-évaluation, traitement mondain et peut-être évaluation extérieure du résultat final.

L’affirmation de soi est l’art de s’imposer au respect de l’autre, oser demander clairement sans exiger, traiter l’interlocuteur d’égal à égal, accepter sa part de responsabilité dans ce qui arrive, agir en cohérence avec ses valeurs, savoir dire oui ou non, faire ses propres choix, savoir identifier ses besoins et les combler.

 

Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous... Dalaï Lama

 

Maintenant que vous avez défini les causes de votre stress, il est juste de ne pas vivre en permanence dans le « Faire » pensez à vous, à « l’être ».

Rendez visite à votre intériorité sensorielle

Nous avons vu que le lâcher-prise nous vient de notre écoute sensorielle. Prévoyez une demi-journée de liberté à la campagne ou au bord de la mer, créez du silence autour de vous afin de goûter intensément au plaisir sensoriel.

Pratiquer des activités reposantes

Prenez un bain d’huiles essentielles, chantez sous la douche, pratiquez votre passe-temps favori,  dansez, essayez une nouvelle activité, sortez, riez.

 

Ose ta vie, toi seul la vivra. Jacques Salomé

 

Pensez à « l’être » et non le « faire »

Faites-vous plaisir

Offrez-vous un bel objet, car lâcher prise peut aussi provenir d’un geste de reconnaissance que l’on se donne, notamment en cas de découragement, de frustration ou d’abandon d’autrui. Dans ce dernier cas, ce ne sera pas comme une sorte de « compensation », mais plutôt une jolie façon de compter sur soi-même dans ces moments-là.

 

Prendre soins de toi-même, te permettras de prendre soin de l'autre... Alain Tastet

 

Prenez soin de votre corps.

Votre corps doit être le véhicule d’une belle âme, il faut donc en prendre soin.

Mangez des aliments sains.

Certains seraient surpris d'entendre que le soulagement du stress fait partie des multiples avantages offerts par une nourriture saine. Ne laissez pas la malbouffe et les bonbons sucrés vous alourdir et augmenter votre sécrétion d'hormones qui favorisent l'anxiété.

Faites des exercices quotidiennement

La tristement célèbre « euphorie du coureur » n'est pas un phénomène propre seulement aux coureurs. L'exercice physique produit des endorphines qui vous font plaisir. 

 

La spiritualité, la relaxation, une respiration contrôlée peuvent aussi vous aider.

Un an pour prendre soin de vous

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