L'histoire de Robinson

  • Le 13/04/2022
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Aujourd’hui je vais vous raconter une petite histoire.Histoire de robinson zone de confort

Il s’agit de celle de Robinson.

Robinson s’était échoué sur une île, une toute petite île, un îlot minuscule. 

Il était tout mignon, il y avait ce qu’il fallait pour vivre, de l’eau, des cocotiers pour bien se nourrir, des poissons à pêcher, il n’était pas hostile, mais il s’y ennuyait. 

Il en avait très vite fait le tour, il n’avait plus rien à y apprendre et puis peu à peu ses réserves s’épuisaient.

Robinson était là, chaque matin était semblable au précédent, et chaque soir il se couchait se disant « je perds mon temps ».

Une autre île était tout près, il aurait pu y aller à la nage, toute la journée il l’observait.

Elle était plus grande que la sienne, il y avait des vallées, des montagnes, des animaux courraient et des oiseaux chantaient.

Lui, ici, il était seul. Bien sûr il était confortable, il ne prenait aucun risque. Là bas il aurait fallu reconstruire, faire attention aux bêtes, peut-être était-ce hostile, mais il savait qu’il fallait y bondir pour s’accomplir.

Son souhait était clair : il me faut traverser ! Il me faut traverser parce qu’ici, même vivant, je me meurs lentement.

Seulement voilà, il était  confortable, comme je vous l'ai déjà dit, et pour passer de l’autre côté il lui fallait nager et nager, il ne savait pas. On ne lui avait jamais appris, il n’avait même jamais essayé.

Il n’en avait pas eu jusqu’à présent l’utilité. Les poissons qu’il mangeait, que c’est bête un poisson, allaient au bord de l’eau, dans ses filets d’argent. Tout maintenant était facile. Et cette idée lui semblait difficile alors il n’osait pas.

Des mois se sont écoulés et il est resté là, à contempler un rêve qu’il pouvait toucher du doigt.

OK, tu ne sais pas nager, mais il y a des solutions ! Regarde autour de toi !

Lui, restait focus sur l’île tant convoitée, sans même bouger un orteil. Il n’a jamais cherché à trouver de solution. Il s'est endormi dans un lit d’inaction. Et il passait à côté de la belle vie qu’il aurait pu mener.

Il pouvait se construire un radeau, petit à petit il aurait réussi. Le premier aurait peut-être coulé, c’était un risque à prendre pour lui qui ne savait pas nager, mais s’il sombrait, ce serait moins qu'ici, il lui resterait bien quelques planches auxquelles s’accrocher. Il aurait continué d’avancer à la force de ses bras. Il n’avait qu’à partir un jour de temps clément, il n’aurait pas échoué, je puis vous l’assurer.

Une fois de l’autre côté il aurait été fier de ce qu’il a accompli. Et cette fierté mes amis, ça n’a pas de prix.

Tout autour de lui disait « abandonne » tu es bien là ! Tu n’as besoin de personne, tu as ce qu’il te faut. Bien sûr tu n’as pas le chant des oiseaux, mais au fond, ce n’est pas vital !

Si, pour lui ça l’était. C’est ce qui l’aurait rendu gai.

Alors mes amis, quand vous avez un rêve qui est à votre portée, soyez heureux de la difficulté à l’atteindre. Si cela vous demande de sortir de votre zone de confort, de quitter votre île, cherchez et trouvez un moyen d’élargir cet espace étriqué. Cherchez la solution, celle qui vous fera avancer, d’un pas lent, peut-être, mais tranquille, d’un pas assuré. D’un pas rassuré, vous élargirez votre zone de confort et ce petit effort que vous allez fournir sera votre fierté.

Et puis aussi, c’est important, ne perdez pas votre temps. Ne le gaspillez pas, focus sur le problème, mais cherchez les solutions et vous verrez qu’elles s’offrent à vous. Guettez-les et elles viendront souvent avec un parfum d’inattendu.

L’inattendu c’est bon, ça a un goût d’aventure. L’inattendu c’est l’opportunité qui arrive et qu’il faut attraper comme la mèche de Kairos, le petit dieu grec de l’instant présent. L’opportunité est furtive, vraiment attrapez-la, car elle vient rarement deux fois.

Les amis quittez votre île si elle ne vous convient plus, puisqu'à vous ennuyer vous allez vous y perdre. Car oui, on peut se perdre dans 40 mètres carrés. On y perd ses rêves et puis aussi sa joie. On devient aigris se disant que c’est la faute des autres si on est resté là, dans nos quatre murs, enfermé dans nos peurs et dans nos habitudes, dans ce quartier pourri avec ce patron qui gueule à longueur de journée, tout ça pour gagner quoi ?

Les opportunités arrivent toujours quand on ne les attend pas. Et c’est souvent pour cela qu’on ne les voit pas.

Rappelez-vous de vous dire « pourquoi pas moi ». Gardez les yeux et les oreilles bien ouverts et répétez-vous sans cesse que si on le veut vraiment, si c’est ce qui nous motive, et bien nous devons fabriquer notre radeau et sortir la tête de l’eau.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, je peux fournir les planches et vous apprendre à les assembler pour assurer votre voyage. Alors ce premier pas que vous devez faire, cette première action est peut-être celle-ci : demandez-moi ! Car l’opportunité c’est peut-être bien moi… 

(c) Marie-Laure KÖNIG

Petite histoire