Enfants : le jeu et les émotions

Une importance capitale

Le nouveau-né rit, gazouille, imite ses parents et à dix semaines il commence à attraper des objets sans gérer la coordination entre ses mains et ses yeux. À douze semaines il mène les objets à la bouche, il aime les secouer et entendre le bruit et ce n’est qu’entre trois et six mois qu’existe la coordination entre sa main et son œil. À sept mois il manipule l’objet à volonté et à neuf mois il évalue l’objet dans le jeu, il le lance, le tape sur un autre. À dix mois il cherche les jeux qui sont cachés et à douze mois débute le mimétisme et devient curieux.

Mais c’est entre douze et dix-huit mois que commence à s'exercer son autonomie, dans le déplacement lorsqu’il apprend à marcher, mais également dans le jeu. Il va choisir les objets qui l’intéressent et non saisir ceux que l’adulte lui propose. Vers quinze mois il s’apprécie les livres, les images, les couleurs, mais ne fait pas encore la différence entre le vivant et le non-vivant.Entre dix-huit et vingt-quatre mois l’enfant contrôle mieux son corps. Il ne prête pas, le jeu est pour lui une possession importante. Il aime emboîter, taper, écouter de la musique, il a du goût pour les contenants et seulement vers deux ans il prend conscience de son environnement et de ce qui l’anime. Il commence les activités d’imitation qui sont issues de la famille, les jouets sont encore utilisés de façon symbolique et non réaliste : un verre reste un verre et ne peut devenir un pot à feutres.

C’est entre deux et trois ans que l’enfant étend son imaginaire, mais il demeure solitaire même si d’autres enfants sont présents. Il contrôle mieux son crayon, découvre la peinture, le modelage, la terre...

À chaque âge correspond son jeu et pour acquérir de l’indépendance il est important de le laisser jouer seul. Lorsqu’il joue, l’enfant se développe pour devenir un adulte, il s’instruit à devenir lui-même dans un environnement social où les règles et les autres existent. Il va apprendre à gérer son comportement et ses émotions.

Le jeu est le travail de l’enfant et c’est pour cela que l’adulte ne doit pas s’opposer ou entraver ses envies dans le jeu. Il apprendra par lui-même et vous ne serez pas un mauvais parent si vous le laissez jouer seul et découvrir seul ses capacités. Le jeu doit être un jeu pour jouer et non pas pour y mettre une pression éducative comme nous le faisons la plupart du temps. Il est sûr qu’un jour il reconnaîtra les couleurs, il saura ce qu’est un cercle ou un carré, mais afin qu’il acquière l’indépendance et l’assurance qui lui seront utiles le reste de sa vie, laissons-le découvrir seul quelle pièce doit entrer dans la boîte à formes et qu’un bonhomme n’a pas forcément les jambes attachées à la tête. L’enfant doit garder une part active dans le jeu pour continuer à y puiser des compétences, et pour grandir en confiance et dans l’estime de soi, il faut toujours que ce soit lui qui instaure le jeu.

Ce n’est qu’entre trois et cinq ans, à l’âge de son admission à l’école qu’il commencera à jouer avec les autres et à comprendre l’importance de l’autre. Il ira vers des jeux plus structurés à partir de cinq ans et s’apercevoir qu’il existe des règles. Il va alors apprendre à négocier, à se limiter, à accepter, à faire confiance, à gérer son comportement et ses émotions. 

Le jeu est donc une activité à la fois créatrice et libératrice de sentiments. Le comportement de l’enfant face au jeu est révélateur de son épanouissement et de son équilibre. Ce que je propose dans ma prise en charge des enfants de deux à trois ans, juste avant leur entrée en classe maternelle est une évaluation de son comportement, mais également de celui du parent qui l’accompagne. Cet âge est en effet crucial dans son développement et le parent, à trop vouloir bien faire, peu contracter un sentiment de culpabilité ou de frustration si l’enfant ne répond pas correctement à ses souhaits. Notre société cultive la perfection, l’excellence, mais ce n’est pas à cet âge que cette ambition doit naître. Ma prise en charge est en fait basée sur le couple parent/enfant afin que chacun puisse s’épanouir dans le rôle qui lui est donné.

Mes séances d'art-thérapie parent/enfant (à partir de 2 ans)

En cinq séances, vous comprendrez mieux votre enfant et ce qu’il attend de vous, que l’éducation positive n’est pas une éducation permissive, que s’occuper trop d’un enfant peut être un frein dans le développement de son autonomie. Nous préparerons ainsi son entrée à l’école et votre séparation, qui pour l’un et l’autre peut s’avérer être une épreuve et donner naissance à des émotions non agréables. Vous apprendrez aussi à gérer les émotions, les vôtres et celles de votre enfant, savoir ce qu’il convient de dire ou de faire lorsqu’un enfant est dans un ressenti négatif.

Les séances d'art-thérapie "Parent/enfant" seront des moments de partage. Sur la base de jeux, de lectures, mais également de création, vous serez à la fois l’acteur.trice et le spectateur.trice, car l’observation joue un rôle important dans la compréhension de l’enfant. Décrypter les pleurs, les sourires, le jeu, les dessins, vous apprendrez à lâcher-prise et à relativiser. Nous n’avons peur que de l’inconnu, lorsque vous aurez quelques clés quant au rôle du parent dans le jeu et dans son autonomie en général, vous serez plus serein.ne, et de cette sérénité dépend l’épanouissement de votre enfant.

Extraits de la conférence du 17 octobre 2020 : l'art-thérapie pour le couple parent/enfant

Si vous souhaitez visionner la totalité de la conférence,
inscrivez-vous à ma newsletter

Programme conference du 17 octobre 2020

 

Marie-Laure KÖNIG - Art-thérapeute - 21 bis rue Legrand - 60800 AUGER SAINT VINCENT - Consultations uniquement sur rendez-vous - www.art-therapeute-oise.com  06 58 53 17 04